Author Topic: La marine israélienne prête à intercepter la flotille de la paix - AFP  (Read 15939 times)

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Agence France-Presse
Publié le 04 juin 2010 à 09h01 | Mis à jour à 09h04


10 000 personnes conspuent Israël à Istanbul

Environ 10 000 personnes ont conspué Israël vendredi, lors d'un rassemblement à Istanbul, pour protester contre le raid israélien meurtrier sur le convoi maritime d'aide à Gaza, criant des slogans en faveur du Hamas, a constaté un photographe de l'AFP.

La foule était réunie sur l'esplanade de la grande mosquée de Beyazit, à la sortie de la prière musulmane du vendredi et lors d'une cérémonie funéraire pour le journaliste Cevdet Kiliçlar, décédé lors de l'abordage de lundi contre la flottille internationale. «À bas Israël!», «Va-t-en de la Palestine !» ou encore «Vive l'Intifada globale !», a-t-elle scandé.

Le cercueil du journaliste était recouvert de drapeaux palestinien et turc, tandis qu'un imam conduisait la prière. Les fidèles criant «Allah Akbar» et arboraient des drapeaux verts de l'islam ainsi que turcs et palestiniens, ont prié pour l'une des neuf victimes de l'assaut.

De 15 000 à 20 000 personnes s'étaient rassemblées jeudi devant une autre mosquée de la ville, criant des slogans contre Israël et en faveur du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

http://www.cyberpresse.ca/international/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/04/01-4286816-10-000-personnes-conspuent-israel-a-istanbul.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS2
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Agence France-Presse
Ankara
Publié le 04 juin 2010 à 09h01 | Mis à jour à 12h22


La Turquie fustige Israël

Le gouvernement islamo-conservateur turc a maintenu la pression vendredi sur Israël, quatre jours après le raid meurtrier israélien sur une expédition maritime à Gaza, et plus de 10.000 personnes ont à nouveau conspué l'État hébreux, dans plusieurs villes de Turquie.

Dans un discours à Konya (centre), retransmis en direct à la télévision, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a affirmé que le Hamas, le mouvement islamiste radical palestinien qui a souhaité la destruction d'Israël, n'est pas un groupe terroriste. «Le Hamas a des résistants qui luttent pour défendre leur terre. Ils ont remporté une élection», a-t-il déclaré.

«Je l'ai dit aux responsables américains... Je ne considère pas le Hamas comme une organisation terroriste. Je pense la même chose aujourd'hui. Ils défendent leur terre», a-t-il ajouté.

M. Erdogan s'en est pris une nouvelle fois à Israël, jadis allié stratégique de la Turquie, après le raid lundi de commandos israéliens sur la flottille d'aide à Gaza, au cours duquel neuf Turcs ont été tués.

Il a critiqué les puissances occidentales qui refusent selon lui de donner une chance au Hamas de s'engager dans un processus démocratique.

«Notre problème ne concerne pas les Israéliens ou le peuple juif. Notre problème concerne le gouvernement israélien oppresseur, qui pratique le terrorisme d'État», a-t-il dit, ajoutant: le gouvernement israélien est «hypocrite», «paranoïaque» et «il ment».

La Turquie a déjà déclaré plusieurs fois qu'il est impossible de parvenir à la paix au Proche Orient sans le Hamas. Elle a aussi demandé au Hamas de renoncer à la violence.

En février 2006, Ankara avait déclenché la colère d'Israël en accueillant le dirigeant du Hamas Khaled Mechaal, après la victoire électorale du mouvement radical.

En janvier 2009, les autorités turques avaient agi en médiateur entre les dirigeants du Hamas basés en Syrie et des officiels égyptiens qui tentaient d'obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre de 22 jours à Gaza.

À Istanbul et dans d'autres villes turques, plus de 10.000 personnes ont conspué Israël et crié des slogans en faveur du Hamas, avant les enterrements des victimes du raid israélien.

«Hors de la Palestine !», a scandé une foule d'environ 10.000 personnes devant la grande mosquée de Beyazit, à Istanbul, après la prière du vendredi, dédiée à l'une des victimes de l'abordage contre la flottille internationale.

«Fermez l'ambassade sioniste !», pouvait-on lire sur une banderole géante.

Déjà jeudi, de 15.000 à 20.000 personnes s'étaient rassemblées devant une autre mosquée de la ville, pour rendre hommage aux victimes, conspuant Israël.

Des manifestations hostiles à Israël ont accompagné les enterrements des autres victimes, à travers le pays, vendredi.

Ainsi à Talas (centre), où l'imam a qualifié Furkan Dogan, 19 ans, de «martyr», alors que des centaines de fidèles criaient «À bas Israël», avant l'enterrement du jeune homme, qui avait également la nationalité américaine.

Par ailleurs, le vice-premier ministre Bulent Arinc a annoncé que son pays, qui a rappelé son ambassadeur à Tel Aviv et annulé trois manoeuvres militaires conjointes, allait réduire ses liens économiques et sa coopération en matière d'industrie de défense avec Israël.

Ankara «va réduire les relations dans ces domaines à un niveau minimum, pour autant qu'une telle coopération existe déjà... que les paiements ont été effectués ou pas», a dit M. Arinc.

La coopération militaire était au coeur des rapports bilatéraux depuis la signature, en 1996, d'un accord en ce sens.


http://www.cyberpresse.ca/international/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/04/01-4286816-la-turquie-fustige-israel.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Agence France-Presse
Publié le 04 juin 2010 à 11h51 | Mis à jour à 11h51


Les journaux israéliens racontent le raid

Les quotidiens israéliens reviennent vendredi avec force et détails sur le raid meurtrier mené lundi contre la flottille humanitaire internationale, sur les préparatifs de l'opération, son déroulement et les suites du «fiasco».

Des préparatifs au plus haut niveau de l'opération -baptisée Sea Breeze (Vent de Mer)- ont commencé dès le mois de février, révèle le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.

Le chef de la marine de guerre, l'amiral Eliezer Marom, a monté deux cellules opérationnelles, l'une composée de militaires et l'autre comprenant  des juristes, des représentants des Affaires étrangères, d'agents du renseignement.

Dans un premier temps, les autorités israéliennes ont tenté d'empêcher le départ du convoi maritime pour Gaza par des voies diplomatiques, en multipliant les démarches auprès de la Turquie, mais en vain, souligne le Yediot.

Israël a également contacté l'Égypte qui a proposé de débarquer l'aide humanitaire au port d'El-Arish pour la transférer à Gaza, mais s'est heurté à un refus des organisateurs du convoi, selon le quotidien.

Seule Chypre a accepté de coopérer avec Israël, refusant aux navires du convoi d'accoster dans ses ports.

En vue de l'abordage, des informations ont été recueillies sur l'ONG islamiste turque IHH, qui a affrété le ferry Mavi Marmara, le plus grand des six navires de la «flottille de la liberté» pour Gaza.

C'est dans ce navire que se sont produits les affrontements sanglants qui ont fait neuf morts civils, 8 Turcs et un Américain, tués par des tirs de l'armée israélienne.

La décision ayant été prise au plus haut niveau d'intercepter le convoi et de l'acheminer au port israélien d'Ashdod (sud d'Israël), les commandos de la marine ont subi un entraînement spécial et ont été équipés d'armes anti-émeutes, en plus de leurs armes individuelles.

La décision d'aborder la flottille dans les eaux internationales a été prise par le chef des commandos de marine pour surprendre les militants pro-palestiniens avant la levée du jour, en dépit du risque qu'Israël puisse être accusé d'«acte de piraterie», selon le Yediot Aharonot.

L'amiral Marom aurait assisté lui-même à l'opération sur un bâtiment de guerre à proximité et a tiré en l'air des coups de semonce quand les violences ont éclaté.

Dès que les commandos israéliens ont été hélitreuillés sur le pont du Mavi Marmara, ils ont été assaillis à coups de barre de fer et de couteaux par des dizaines de militants, selon des témoignages des soldats.

Selon le quotidien Haaretz, les militants auraient réussi à capturer brièvement trois soldats israéliens et à s'emparer d'une ou plusieurs de leurs armes.

Selon le Yediot Aharonot, des films pris par les passagers et confisqués par l'armée montre que des militants pacifistes ont protégé des soldats menacés d'être lynchés.

Après l'opération, qualifié de «fiasco», la décision de relâcher tous les passagers détenus, a été prise par le premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense sous pression de la Turquie, selon la presse, alors que l'armée espérait se servir des interrogatoires pour étayer la thèse israélienne d'une «provocation» délibérée.


http://www.cyberpresse.ca/international/201006/04/01-4286847-les-journaux-israeliens-racontent-le-raid.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1
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La Presse Canadienne
Montréal
Publié le 05 juin 2010 à 10h09 | Mis à jour à 10h17


Manifestations à Montréal contre l'intervention israelienne

Des manifestations doivent se dérouler à travers le Canada, samedi, pour dénoncer l'intervention de l'armée israélienne contre un navire qui transportait de l'aide humanitaire en direction de Gaza, lundi.

A Montréal, l'événement est organisé par la Coalition élargie pour la paix et la justice en Palestine. Les manifestants réclament la levée de l'embargo sur Gaza qualifié «d'immoral et d'inhumain».

Par ailleurs, par la voie d'un communiqué, les trois grandes centrales syndicales, CSN, CSQ, FTQ, trouvent également inacceptable que le gouvernement d'Israël ne respecte pas les conventions de l'ONU qui exigent l'arrêt immédiat de ce blocus.

Les centrales syndicales, qui ne participent pas aux manifestations prévues samedi, dénonçent par ailleurs l'attitude du gouvernement canadien dans ce dossier. Elles déplorent que le premier ministre Stephen Harper joue la carte de la modération en ne condamnant pas la politique israélienne «d'isolement» contre le peuple palestinien. Les centrales soulignent qu'Ottawa a appuyé du «bout des lèvres» la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU demandant une enquête impartiale sur l'intervention de lundi, mais qu'il refuse toujours de réclamer la fin du blocus de la bande de Gaza.

La CSN, la FTQ et la CSQ considèrent que seuls la négociation et l'arrêt des agressions armées permettront de jeter les bases d'une paix durable entre Israel et la Palestine.


http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201006/05/01-4287166-manifestations-a-montreal-contre-lintervention-israelienne.php
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Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 juin 2010 07:09


Flottille d'aide humanitaire - Kevin Neish de retour au pays

Kevin Neish, le Canadien qui était à bord de l'une des flottilles assaillies par les forces israéliennes au large des côtes de Gaza, est rentré au pays samedi.

Cet ingénieur naval à la retraite âgé de 53 ans rejoindra sous peu sa famille à Victoria.

Il a fait savoir que 16 personnes avaient été tuées dans son bateau, certains sous ses yeux, alors que le bilan officiel israélien fait état de 9 morts, des civils turcs.

M. Neish a dit aussi avoir vu des soldats israéliens asperger des civils de poivre de Cayenne, alors que des hélicoptères faisaient feu sur les flottilles.

Arrêté à la suite de l'assaut israélien dans les eaux internationales, Kevin Neish a été détenu et « brutalisé », selon ses dires. Il a ajouté qu'il a été victime d'intimidation à l'aide de chiens et de fusils et a été empêché d'aller aux toilettes pendant 15 heures, voire de se lever.

Le militant canadien a indiqué en outre que les autorités israéliennes lui ont confisqué tous ses bagages, ses papiers d'identité et une somme d'argent de 4000 $.

Deux autres Canadiens ont été emprisonnés en Israël : Rifat Audeh, de St. Catharines, en Ontario, et Farooq Burney. Ils ont pu regagner leurs familles au Moyen-Orient.

Si Israël soutient que ses militaires ont agi en légitime défense, les militants maintiennent que ce sont eux qui ont été agressés et qu'il n'y avait pas de fusils à bord des navires.

Samedi, les forces israéliennes ont arraisonné un autre navire qui se dirigeait vers Gaza. Cette fois, les activistes n'ont offert aucune résistance.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne


http://actualites.ca.msn.com/grands-titres/rc-article.aspx?cp-documentid=24484424
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Agence France-Presse
Londres
Publié le 05 juin 2010 à 21h37 | Mis à jour le 05 juin 2010 à 21h50


Londres offre 19 millions de livres à Gaza et appelle Israël à lever le blocus

La Grande-Bretagne a annoncé dimanche qu'elle accordera un don de 19 millions de livres (27 millions de dollars) aux réfugiés de la bande de Gaza et a réitéré ses appels pour qu'Israël lève le blocus.

«La situation à Gaza n'est ni acceptable ni viable», a déclaré le ministre du Développement international, Andrew Mitchell, précisant que ce don contribuera à financer des écoles et des services hospitaliers.

Cette somme de 19 millions de livres s'inscrit dans le cadre d'un plan d'aide de 100 millions, s'échelonnant sur cinq ans, qui a été signé avec l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNWRA) en 2006.

«Il y a un besoin immédiat d'avoir un accès sans entraves à Gaza pour parvenir à une amélioration de la situation humanitaire, afin de permettre à l'économie de se remettre sur pied et donner aux jeunes de Gaza la perspective d'un avenir meilleur», a estimé le ministre britannique.

«J'appelle, a-t-il poursuivi, le gouvernement israélien à lever les barrières afin de mettre un terme à cette crise humanitaire».

Environ 70% des habitants de la bande de Gaza dépendent de l'aide de l'UNWRA dans le domaine de l'éducation, des soins médicaux ainsi que d'autres services de base, ont indiqué des responsables britanniques.

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201006/05/01-4287256-londres-offre-19-millions-de-livres-a-gaza-et-appelle-israel-a-lever-le-blocus.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_europe_287_section_POS1
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Agence France-Presse
Paris
Publié le 06 juin 2010 à 18h14 | Mis à jour à 21h54


Paris propose que l'UE contrôle les navires à destination de Gaza

La France propose que l'Union européenne (UE) assure le contrôle des navires de marchandises voulant se rendre à Gaza et soit chargée du point de passage de Rafah, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

«Il fut un temps où nous avons été chargés du passage de Rafah. Nous pouvons proposer à nouveau que l'Union européenne, que les pays européens, contrôlent ce passage de façon très strict», a déclaré le ministre lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien à Paris avec son homologue britannique William Hague.

«Nous pouvons très bien contrôler la cargaison des bateaux qui se dirigent vers Gaza. Nous pouvons le faire, nous souhaitons le faire, nous le ferions très volontiers», a ajouté Bernard Kouchner. «Il faut que l'Union européenne participe plus encore qu'elle ne le fait, pratiquement, politiquement, matériellement, à emprunter plus encore le chemin de la paix», a-t-il dit.

«L'Union européenne peut aider comme elle l'a déjà fait dans le passé», a aussi jugé le ministre britannique, en ajoutant qu'il fallait permettre d'acheminer plus de marchandises à Gaza tout en empêchant les armes d'y parvenir.

«La situation de Gaza est intenable pour les gens qui sont assiégés depuis si longtemps. Tout cela profite à qui? Aux gens qui alimentent les tunnels (vers l'Égypte), à ceux qui prennent des taxes sur les produits qui rentrent. Et cela n'est pas possible de continuer ainsi. Je comprends la nécessité d'un contrôle sur les armes», a aussi souligné Bernard Kouchner.


http://www.cyberpresse.ca/international/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/06/01-4287347-paris-propose-que-lue-controle-les-navires-a-destination-de-gaza.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Christophe Schmidt
Agence France-Presse
Washington
Publié le 08 juin 2010 à 16h54 | Mis à jour le 08 juin 2010 à 23h07


Flottille: Washington et Ban demandent une enquête internationale

Les États-Unis, l'un des rares pays à ne pas avoir condamné Israël pour le raid contre la flottille de Gaza, et Ban Ki-moon, le chef de l'ONU, ont joint mardi leurs voix aux appels à une enquête internationale sur les faits.

«Nous reconnaissons qu'une participation internationale» à l'enquête sur l'assaut du 31 mai «serait un élément essentiel pour mettre cette tragédie derrière nous, dans l'espoir de redonner élan et la confiance nécessaires» pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, a déclaré Philip Crowley, le porte-parole du département d'État.

Une telle participation serait aussi «importante» pour «la crédibilité (de l'enquête) que nous souhaitons tous», a-t-il également déclaré.

La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, s'était prononcée aussitôt après le raid pour une enquête israélienne. Elle avait seulement évoqué une participation internationale comme une option possible pour assurer la crédibilité de l'enquête.

La diplomatie américaine avait ensuite répété que l'Etat juif, fort de ses institutions démocratiques, était parfaitement qualifié pour enquêter lui-même sur les actions de son armée.

M. Crowley n'est pas entré mardi dans les détails, se bornant à indiquer que Washington discutait «avec Israël et d'autres de la nature possible d'une participation internationale à l'enquête».

Il n'a pas commenté, en particulier, les suggestions allemande et italienne d'associer à l'enquête le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et OTAN).

Le porte-parole n'a pas non plus évoqué la question de la direction de l'enquête -israélienne, étrangère ou internationale. Mais la volonté américaine de soutenir une participation étrangère à l'enquête ne fait plus de doute, dix jours après les faits.

Cette initiative américaine risque de créer une nouvelle tension avec Israël, alors que la relation entre les deux proches alliés a déjà souffert, au printemps, de l'intransigeance d'Israël sur la question des colonies.

Mardi, avant cette prise de position de Washington, le gouvernement Nétanyahou tentait d'atténuer les pressions, en évoquant la création d'une commission d'enquête à laquelle contribueraient deux «observateurs» étrangers.

L'annonce officielle n'a pas encore eu lieu, Israël tentant, selon la radio militaire israélienne, de trouver un compromis qui pourrait satisfaire les États-Unis et les convaincre de bloquer toute tentative de condamnation d'Israël au Conseil de sécurité de l'ONU.

A New York justement, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a réclamé lui aussi une «participation internationale crédible» à l'enquête israélienne.

M. Ban, a dit son porte-parole, considère qu'une «participation internationale crédible est essentielle en vue d'une enquête rapide, crédible, impartiale et transparente» sur le raid, comme le réclame le Conseil de sécurité des Nations unies.


http://www.cyberpresse.ca/international/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/08/01-4288041-flottille-washington-et-ban-demandent-une-enquete-internationale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Janie Gosselin, envoyée spéciale
La Presse
Publié le 09 juin 2010 à 05h00 | Mis à jour à 10h33


Gaza, entre misère et espoir



(Gaza) Des drapeaux turcs et palestiniens sont toujours visibles dans le port de Gaza. C'est à cet endroit que devait arriver la «flottille de la paix» de l'organisme Free Gaza, la semaine dernière.

«Nous n'avons pas dormi de la nuit. À 6h30, nous étions au bord de la mer. Nous les attendions. D'autres bateaux étaient venus auparavant; nous ne pensions pas qu'il y aurait de problème cette fois», raconte Amjad Shawa, coordonnateur du Palestinian Non-Governmental Organizations Network.

Le blocus israélien dans la bande de Gaza date de 2007, année de l'arrivée au pouvoir du groupe extrémiste Hamas. Seuls les produits de base peuvent y être acheminés.

Israël a établi ce blocus dans le but d'affaiblir le Hamas, de prévenir la prolifération des armes et de faire pression pour libérer le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006.

Le blocus a eu l'effet contraire. Aujourd'hui, le Hamas est plus fort que jamais. On continue vraisemblablement d'acheminer des armes par les tunnels illicites de Rafah; le soldat Shalit n'a toujours pas été libéré; la population de la bande de Gaza continue de souffrir du manque de ressources.

Le taux de chômage s'élève à un peu plus de 40%. Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, selon le Croissant-Rouge. Quatre familles sur cinq sont dépendantes de l'aide fournie par l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Au marché de Gaza, les étals sont remplis de concombres, de tomates et d'oignons, cultivés localement. Mais les gens achètent peu. «Les gens n'ont pas d'argent. Nous vendons seulement quand l'argent est distribué. Deux jours, et ensuite nous dormons le reste du mois», ironise Sophi Barrakat, marchand de fruits et légumes.

«Le besoin principal à Gaza, en ce moment, ce sont les matériaux de construction», souligne Adnan Abu Hasna, responsable des communications pour l'UNRWA à Gaza. Car les matériaux de construction, comme le ciment, ne peuvent pas traverser la frontière. Or, quelque 10 000 familles sont toujours sans abri à la suite de bombardements israéliens.

«Une recette pour l'extrémisme»

«Le blocus a créé de la pauvreté, du chômage et l'isolement de la population, souligne Hamdi Shaqqura, du Palestinian Centre for Human Rights. Comment peut-on affirmer que c'est pour affaiblir l'extrémisme? C'est une recette pour le stimuler! Le Hamas est plus fort que jamais.»

Plusieurs pays, dont le Canada, considèrent le Hamas, qui ne reconnaît pas l'existence d'Israël, comme un groupe terroriste.

«Nous n'avons pas besoin de reconnaître Israël», répond, visiblement agacé, Ahmed Yousef, le conseiller politique du premier ministre de l'Autorité palestinienne, Ismael Haniyeh. «Personne ne devrait même nous le demander. Nous sommes sous occupation. Notre lutte est légitime», ajoute-t-il, accusant les médias de poser des questions préparées par Israël.

Les tentatives de briser le blocus, les manifestations qui ont suivi partout dans le monde et la réouverture de la frontière avec l'Égypte ont malgré tout apporté une bouffée d'air frais à Gaza.

«L'espoir est l'aspect le plus important, note Amjad Shawa. Un homme peut perdre sa maison, son travail, mais il ne doit pas perdre l'espoir. Être sans espoir est trop dangereux.


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/08/01-4288125-gaza-entre-misere-et-espoir.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_correspondants_293_section_POS1
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Jean-Luc Renaudie
Agence France-Presse
Jérusalem
Publié le 10 juin 2010 à 08h01 | Mis à jour à 08h06


Washington accentue la pression pour une commission d'enquête



Israël était soumis jeudi aux pressions du président américain Barack Obama, qui a de nouveau réclamé la création d'une commission d'enquête crédible sur le raid meurtrier contre une flottille humanitaire pour Gaza, et non une simple commission interne.

M. Obama a affirmé mercredi lors d'une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas qu'il attendait du gouvernement israélien qu'il se conforme aux demandes du Conseil de sécurité de l'ONU concernant cet arraisonnement qui a coûté la vie à neuf passagers, huit Turcs et un Américano-Turc, au large de Gaza.

Le Conseil de sécurité avait appelé le 1er juin «à lancer sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux».

En soutenant cette demande, le président américain oppose un fin de non-recevoir aux propositions du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu.

Le cabinet de sécurité israélien, qui réunit les sept principaux ministres, a décidé au début de la semaine de créer une commission juridique, dont le mandat se bornerait à vérifier que le blocus de Gaza et l'abordage d'un navire transportant des militants pro-palestiniens le 31 mai, sont conformes au droit international.

Cette commission ne pourrait pas interroger des soldats qui ont participé à l'opération ou mettre en cause M. Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak, qui ont donné le feu vert à l'opération.

«Nous sommes en contact avec les Américains pour trouver une formule, mais la tâche n'est pas facile car il faut faire attention à ne pas créer un précédent», a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat.

Un porte-parole du premier ministre n'a pas été en mesure d'évaluer à quel moment aura lieu l'annonce officielle de la création d'une commission, qui a fait l'objet de très longues et intensives discussions ces derniers jours au sein du cabinet.

Pour tenter de trouver un compromis avec les États-Unis, le cabinet de sécurité a évoqué la possibilité l'intégration de juristes étrangers, mais comme simples «observateurs» au côtés d'experts israéliens du droit international et d'anciens diplomates.

«Nous sommes hostiles par principe à la création d'une commission internationale, car elle serait forcément politisée et nous ne voyons pas pourquoi ce genre d'initiative est avancée uniquement lorsqu'Israël est impliqué», a expliqué le haut responsable israélien.

«Personne n'a demandé de commission d'enquête lorsque l'armée turque a bombardé au début de la semaine des combattants turcs en plein territoire irakien», a-t-il souligné, en référence à un raid aérien, non confirmé, sur une base du PKK lundi dans le nord de l'Irak.

Selon un sondage publié jeudi dans le quotidien gratuit Israël Hayom (droite), seuls 13% des Israéliens sont favorables à une commission internationale contre 71% qui prônent une commission interne, le reste étant sans opinion.

Israël avait déjà rejeté la résolution votée le 2 juin par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU approuvant la mise en place d'une «mission d'enquête internationale».

Ce même conseil avait mandaté en 2009 le juge sud-africain Richard Goldstone pour enquêter sur l'opération «Plomb durci» menée par l'armée israélienne contre les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza durant l'hiver 2008-2009, qui avait fait plus de 1 400 morts palestiniens.

Israël avait refusé de coopérer avec cette commission, qui avait accusé Israël et des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre et recommandé la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) si l'État hébreu refusait d'ouvrir une enquête «crédible».


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/10/01-4288584-washington-accentue-la-pression-pour-une-commission-denquete.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS3
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Jérusalem
Publié le 13 juin 2010 à 17h08 | Mis à jour à 19h47


Un Canadien dans la commission d'enquête israélienne





Soumis à forte pression internationale, Israël a finalement annoncé la création d'une «commission publique indépendante», avec participation étrangère comme le demandait Washington, pour enquêter sur son raid meurtrier contre une flottille humanitaire pour Gaza.

Cette commission israélienne aura pour mission d'«enquêter sur les aspects relatifs à l'action entreprise par l'État d'Israël pour empêcher des navires d'atteindre les côtes de Gaza», selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Nétanyahou.

Elle sera dirigée par un juge en retraite de la Cour Suprême israélienne, Yaakov Tirkel, 75 ans, et comprendra deux «observateurs» étrangers: Lord Trimble, ancien chef du Parti unioniste d'Ulster (protestant) et prix Nobel de la paix 1998, et Ken Watkin, un ex-avocat général de l'armée canadienne.

«Étant donné les aspects internationaux uniques de l'incident, il a été décidé de nommer deux observateurs étrangers de stature internationale dans les domaines du droit militaire et des droits de l'homme», stipule le communiqué.

Toutefois, leur mandat sera limité: ils n'auront même pas le droit de voter sur les travaux et les conclusions de la commission.

Israël a catégoriquement rejeté le principe d'une mission d'enquête internationale.

Le 31 mai à l'aube, la marine israélienne avait intercepté dans les eaux internationales une flottille chargée d'aide qui tentait de «briser» le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis 4 ans.

De violents affrontements avaient opposé les commandos d'élite israéliens aux militants pro-palestiniens sur le navire amiral de la flottille, le ferry turc Mavi Marmara, faisant 9 morts, de nationalité turque, et des dizaines de blessés.

L'opération «Brise marine» a déclenché une profonde crise diplomatique entre Israël et la Turquie, et suscité l'indignation et les condamnations de la communauté internationale.

Elle a surtout accentué la pression sur l'État hébreu pour qu'il allège son embargo contre la bande de Gaza où la situation est, selon la secrétaire d'État Hillary Clinton, «inacceptable».

La commission publique, qui pourra auditionner «n'importe quelle personne ou organisation», se penchera sur «les raisons sécuritaires à l'origine de l'imposition du blocus maritime de Gaza et la conformité de ce dernier au droit international», explique le communiqué.

De même, elle vérifiera si l'arraisonnement du 31 mai pour appliquer le blocus maritime a respecté la législation internationale.

Enfin, elle «examinera les actions des organisateurs et des participants de la flottille, et établira leurs identités». Israël a accusé les passagers de la «flottille de la liberté» d'avoir «déclenché les violences», et pour certains d'être liés à des «organisations terroristes».

Attendue depuis des jours, la décision, annoncée tard dimanche soir, survient après des négociations apparemment ardues avec l'administration Obama. Il reste à voir si elle satisfera la communauté internationale.

Les États-Unis avaient estimé qu'une «présence internationale» au sein de la commission «conforterait la crédibilité» de l'enquête.

Dimanche, Washington, qui a qualifié le geste d'«important pas en avant», a souhaité que ses travaux soient terminés «rapidement» et ses conclusions présentées à la communauté internationale.

Mais, alors que le gouvernement Nétanyahou attend avant tout d'une telle commission une justification légale et à postériori du raid controversé, les médias et des juristes israéliens l'ont critiquée avant même sa naissance, la jugeant «peu crédible».

Un ancien ministre de la Justice et juriste reconnu, «De même qu'il existe du café sans caféine, il existe des commissions d'enquête sans enquête».

Le Yediot Aharonot, le quotidien le plus vendu du pays, titrait dès la semaine dernière sur une «commission light». «Ce ne sera pas une commission d'enquête, cela se résumera au mieux à un séminaire docte sur des questions de droit international», estimait son éditorialiste.


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/13/01-4289579-un-canadien-dans-la-commission-denquete-israelienne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1
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Publié le 13 juin 2010 à 13h59 | Mis à jour à 14h04


Flottille: Nétanyahou espère un accord avec Washington





Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a estimé dimanche qu'un accord était proche avec les Etats-Unis sur la création d'une commission d'enquête après le raid meurtrier israélien contre une flottille humanitaire internationale pour Gaza le 31 mai.

Le chef du gouvernement a déclaré aux ministres de son parti, le Likoud (droite) qu'il s'attendait à un prochain accord avec l'administration Barack Obama sur la composition et les pouvoirs d'une telle commission --israélienne mais avec une présence internationale--, selon une source gouvernementale.

M. Nétanyahou a indiqué avoir eu de nouvelles consultations téléphoniques à ce propos, dans la nuit de samedi à dimanche, avec Washington.

Il a aussi confirmé son intention de désigner à la tête de la commission un juge en retraite de la Cour Suprême, Yaakov Tirkel, âgé de 75 ans.

Deux semaines après les faits, Israël, sous pression internationale, n'a toujours pas annoncé officiellement la mise en place d'une commission d'enquête sur l'opération des commandos de marine qui a fait 9 morts, de nationalité turque, et des dizaines de blessés.

La décision, annoncée à plusieurs reprises comme imminente par les médias, n'a pu se faire du fait de divergences persistantes avec les Etats-Unis.

Alors que le gouvernement israélien attend avant tout d'une telle commission une justification légale et a posteriori de l'assaut controversé, les Etats-Unis insistent sur l'importance d'une enquête «impartiale et transparente».

Le président américain a affirmé mercredi, lors d'une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche, qu'il attendait du gouvernement israélien qu'il se conforme aux demandes du Conseil de sécurité de l'ONU concernant cet arraisonnement sanglant dans les eaux internationales.

Dès le lendemain, le Conseil de sécurité avait appelé «à lancer sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux».

Le forum des sept principaux ministres israéliens a décidé la semaine dernière de créer une commission juridique qui «vérifierait» que le blocus de Gaza, en place depuis 4 ans, et l'abordage d'un navire transportant des militants pro-palestiniens sont conformes au droit international.

Cette commission «d'examen» pourra interroger les plus hauts responsables israéliens, mais pas les soldats ou les officiers qui ont participé à l'opération en mer. Elle ne disposera pas de pouvoirs juridiques pour recommander des sanctions éventuelles.


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201006/13/01-4289561-flottille-netanyahou-espere-un-accord-avec-washington.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS4


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Publié le 17 juin 2010 à 13h12 | Mis à jour le 17 juin 2010 à 13h29


Amnesty International réclame la levée «immédiate» du blocus de Gaza





L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International a estimé que l'assouplissement du blocus de la bande de Gaza annoncé jeudi par Israël n'était pas suffisant et réclamé qu'il soit «immédiatement» levé.

«Cette annonce montre clairement qu'Israël n'a pas l'intention de mettre fin à la punition collective de la population civile de Gaza, mais simplement de l'adoucir. Ce n'est pas suffisant», a déclaré Malcolm Smart, responsable de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty, dont le siège est à Londres.

«Toute mesure qui aidera à réduire la terrible crise humanitaire à Gaza est bienvenue, mais Israël doit maintenant respecter ses obligations en tant que puissance occupante selon la loi internationale et lever immédiatement le blocus», a-t-il ajouté.

Israël s'est engagé jeudi à faciliter l'entrée de «biens à usage civil» et de «matériaux pour des projets civils» dans la bande de Gaza, sans renoncer au contrôle de tout produit susceptible d'être employé à des fins militaires.

«Tout aussi important que permettre aux biens d'entrer à Gaza est d'autoriser les exportations à quitter Gaza, mais il n'en est pas fait mention dans l'annonce d'aujourd'hui», a repris M. Smart.

«Interdire la grande majorité des exportations, des matières premières et les mouvements de personnes a anéanti l'économie de Gaza, et poussé sa population vers le chômage, la pauvreté et la dépendance à l'aide humanitaire pour sa survie. Ces problèmes ne seront pas résolus si le blocus est maintenu», a-t-il ajouté.

«Israël peut avoir besoin de mener des contrôles au point d'accès à Gaza pour des raisons de sécurité, mais ce contrôle doit cibler ceux soupçonnés de poser une menace sécuritaire, pas la population entière», a-t-il conclu.

La décision israélienne intervient à la suite des demandes répétées de la communauté internationale pour desserrer le strict blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis quatre ans après la capture d'un de ses soldats, et renforcé un an plus tard avec la prise de contrôle du territoire par le Hamas en juin 2007.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201006/17/01-4290979-amnesty-international-reclame-la-levee-immediate-du-blocus-de-gaza.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS3
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Publié le 28 juin 2010 à 14h41 | Mis à jour à 18h08


La Turquie ferme son espace à un vol militaire israélien





La Turquie a interdit son espace aérien à un avion militaire israélien, en réaction au raid meurtrier israélien sur un convoi maritime pour Gaza, a-t-on appris de sources officielles, tandis que la presse turque affirme qu'une deuxième interdiction a été signifiée à Israël.

«Le premier jour (suivant l'assaut israélien du 31 mai, ndlr), il y a eu une demande d'autorisation de transit par l'espace aérien turc (...) Elle n'a pas été accordée», a déclaré lundi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, interrogé par des journalistes à son retour du sommet du G20 à Toronto.

Le Premier ministre a indiqué que la demande concernait un avion militaire israélien se rendant en Pologne. Il n'a pas fait état de restrictions plus larges contre les avions israéliens.

Interrogé par l'AFP, un diplomate turc a confirmé qu'une décision d'interdire un vol militaire israélien dans l'espace turc avait été prise, juste après le raid du 31 mai, au cours duquel neuf ressortissants turcs avaient été tués.

«Les avions militaires sont tenus d'obtenir une autorisation de survol avant chaque déplacement. Un avion militaire (israélien) s'est vu refuser cette autorisation immédiatement après» l'assaut, a expliqué cette source sous couvert de l'anonymat.

Le diplomate a déclaré que de nouvelles demandes similaires de la part d'Israël seraient étudiées au cas par cas, ajoutant que les vols civils n'étaient pas concernés.

Par ailleurs, selon le site internet du quotidien Hürriyet Daily News, citant des sources diplomatiques, la Turquie a rejeté «deux demandes distinctes israéliennes d'utiliser l'espace aérien turc, depuis le début juin».

Il n'a pas été possible d'obtenir confirmation officielle de cette deuxième interdiction de vol.

«Même une fermeture partielle de l'espace turc constitue une preuve importante de dégradation des relations dans tous les domaines, y compris les liens militaires», note le journal.

En Israël, le ministère des Transports a indiqué lundi que «la Direction de l'aviation civile n'avait pas reçu pour le moment de notification officielle turque» sur une éventuelle restriction des vols civils et opérait «comme d'habitude» concernant les liaisons entre les deux pays.

La Turquie avait exclu début juin Israël de manoeuvres aériennes conjointes, à la suite du raid meurtrier de commandos israéliens contre la flottille humanitaire en route pour la bande de Gaza.

Le raid contre la flottille qui voulait forcer le blocus imposé par Israël à Gaza, a porté un coup sévère aux relations entre les deux pays qui avaient signé des accords de coopération militaire en 1996.

La Turquie a rappelé son ambassadeur et a exigé une enquête internationale.

M. Erdogan a évoqué cette question avec le président américain Barack Obama en marge du G20.

La Turquie a fait savoir qu'elle exige d'Israël des excuses, des dommages pour les familles des victimes, une enquête internationale sur le raid, la libération des trois navires turcs saisis pendant l'opération et la fin du blocus de Gaza.

M. Erdogan a précisé que les relations avec Israël s'amélioreraient si ces demandes étaient satisfaites.

«Nous avons été très patients (...) et nous avons dit que le fait de satisfaire nos demandes serait une étape importante pour que les choses prennent un tour positif. Mais si elles ne sont pas satisfaites, il ne faudrait pas oublier que notre amitié a déjà pris un coup», a dit le Premier ministre, selon Anatolie.

Si Israël refuse les demandes turques, Ankara réduira sa représentation diplomatique à Tel-Aviv au niveau du chargé d'affaires, a déclaré récemment à l'AFP un diplomate turc.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201006/28/01-4293864-la-turquie-ferme-son-espace-a-un-vol-militaire-israelien.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1
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Publié le 01 juillet 2010 à 22h52 | Mis à jour le 01 juillet 2010 à 22h56


L'armée israélienne retarde les résultats de son enquête sur la flottille





L'armée israélienne a indiqué jeudi que les résultats de son enquête sur l'arraisonnement le 31 mai par les forces israéliennes d'une flottille pro-palestinienne qui voulait forcer le blocus de la bande de Gaza seraient reportés d'une semaine.

«Le chef d'état-major Gaby Ashkenazi a décidé que les résultats seraient présentés le 11 juillet», a indiqué un porte-parole de l'armée, alors qu'ils étaient initialement prévus pour le 4 juillet.

Il a affirmé que le report était dû à des «raisons techniques», sans fournir plus de détails.

Le 7 juin, l'armée avait annoncé la création d'une équipe d'experts interne, composée de généraux de réserve, chargées d'examiner l'opération du 31 mai.

Cette équipe, dirigée par le général de réserve Giora Eiland, aura pour mission «d'examiner le déroulement de l'opération et d'en tirer les leçons», expliquait l'armée.

Outre cette enquête de l'armée, une «commission publique indépendante», présidée par un juge à la retraite de la Cour Suprême et dont la création a été acceptée par Israël sous la pression des États-Unis, doit déterminer la validité, au regard du droit international, de l'arraisonnement de la flottille pro-palestinienne dans les eaux internationales.

Pendant cet arraisonnement, neuf militants turcs ont été tués lors d'affrontements survenus sur l'un des bateaux de la flottille, qui cherchait à briser le blocus israélien imposé à Gaza depuis quatre ans.

Israël justifie le blocus maritime de la bande de Gaza par sa volonté d'empêcher l'arrivée d'armes dans cette enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201007/01/01-4294836-larmee-israelienne-retarde-les-resultats-de-son-enquete-sur-la-flottille.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1
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Selim Saheb Ettaba
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Publié le 05 juillet 2010 à 14h35 | Mis à jour à 14h37


Israël autorise l'entrée de matériaux de construction à Gaza (Oh?! C'est gentil tout plein ça... (Sarcasme))

Israël a autorisé lundi l'accès à Gaza de biens de construction destinés à des projets de la communauté internationale approuvés par l'Autorité palestinienne, une initiative saluée par les acteurs internationaux et les ONG qui attendent désormais des actes.

En application de l'engagement pris le 20 juin par le gouvernement israélien de faciliter l'entrée de tous «les biens à usage civil» dans le territoire palestinien, le ministère des Affaires étrangères a publié deux listes de produits dont l'accès sera contrôlé.

Selon le ministère, tous les produits qui ne «figureront sur aucune des deux listes seront autorisés à être acheminés sans permission spécifique à Gaza», une enclave pauvre et surpeuplée contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas et dont plus de 80% de la population dépend de l'aide étrangère.

La première liste, de «produits soumis à une autorisation spécifique», porte sur les armes et munitions, les biens susceptibles d'être utilisés à des fins militaires, ainsi que des produits chimiques, engrais, etc.

La seconde liste énumère diverses catégories de ciment, gravier, acier, fer, asphalte, ainsi que certains types de véhicules et de bois de construction.

«Bien que de tels articles puissent être utilisés par le Hamas à des fins militaires (construction de bunkers, fortification positions et creusement de tunnels), Israël permettra leur entrée à Gaza afin d'y faciliter des projets de construction approuvés par l'Autorité palestinienne et mis en oeuvre par la communauté internationale», selon le communiqué du ministère.

Jusqu'à présent, Israël n'autorisait qu'au compte-gouttes l'acheminement de tels matériaux destinés à des projets supervisés par des agences internationales.

L'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) Tony Blair s'est félicité de cette annonce dans un communiqué. «Cette liste est une étape marquante» mais «l'application sera la clé».

«Des milliers de produits qui n'étaient pas disponibles par les canaux légaux devraient à présent entrer. Cela créera un contrepoids à l'économie des tunnels, qui était sous le contrôle du Hamas», a-t-il ajouté, invitant Israël à faciliter aussi la circulation des personnes, ainsi que les exportations.

Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, et des ONG ont aussi souligné l'importance de la liberté de mouvement des personnes et des exportations.

M. Serry a salué dans un communiqué «des pas importants dans la bonne direction», espérant que ces mesures permettraient «une augmentation substantielle de la quantité de matériaux de construction entrant dans Gaza».

Il a indiqué «attendre avec impatience de poursuivre les discussions sur les exportations pour stimuler l'économie de Gaza et sur l'allègement des restrictions au mouvement des Palestiniens».

La directrice de l'ONU israélienne Gisha, Sari Bashi, a exprimé peu avant la diffusion de la liste son «inquiétude que la réglementation du ciment pour les organisations internationales ne perpétue le type de retards constatés ces dernier mois».

«Il a fallu neuf mois à l'UNRWÀ (Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés de Palestine) pour négocier l'entrée de chargements de camions pour un projet immobilier à Khan Younès qui était achevé à 85%. Imaginez combien d'années cela prendrait pour négocier les dizaines de milliers de chargements nécessaires pour reconstruire Gaza», a-t-elle dit dans une conférence de presse.

Israël a annoncé l'allègement du blocus sous intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l'assaut de sa marine le 31 mai contre une flottille d'aide internationale qui tentait de forcer le blocus de Gaza, en place depuis quatre ans.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/05/01-4295713-israel-autorise-lentree-de-materiaux-de-construction-a-gaza.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Burak Akinci
Agence France-Presse
Ankara
 

La Turquie a menacé Israël lundi d'une rupture des relations si l'État hébreu ne s'excusait pas pour le raid de ses forces contre une flottille d'aide pour Gaza, et annoncé avoir fermé son espace aérien aux vols militaires israéliens.

Ce durcissement d'Ankara a été exprimé par le chef de la diplomatie, Ahmet Davutoglu, cité par la presse, et ce malgré une rencontre secrète la semaine dernière entre lui et un ministre israélien qui laissait présager un léger réchauffement entre les deux pays, liés par un partenariat stratégique. Jusqu'à présent, les Turcs n'avaient pas évoqué l'éventualité d'une rupture diplomatique même si les relations bilatérales, jadis qualifiées d'exemplaires, ont été sérieusement endommagées après le raid, le 31 mai, dans les eaux internationales, d'un convoi maritime humanitaire à destination de Gaza qui avait fait neuf morts turcs.

La Turquie a rappelé son ambassadeur et annulé des exercices militaires avec Israël.

M. Davutoglu, qui s'exprimait devant des journalistes dans l'avion le ramenant d'un voyage au Kirghizstan, a exhorté Israël à s'excuser ou à accepter les conclusions d'une commission d'enquête internationale.

Sinon, a-t-il averti, «les relations seront rompues».

Israël refuse de s'excuser

Israël «ne s'excusera jamais» auprès d'Ankara pour le raid, a toutefois affirmé lundi un haut responsable du bureau du premier ministre Benjamin Nétanyahou. Ce dernier avait déjà dit vendredi soir qu'Israël ne s'excuserait pas pour l'abordage du navire turc.

Contrairement à des déclarations précédentes, M. Davutoglu est apparu plus souple au sujet d'une commission créée par Israël pour enquêter sur l'affaire de la flottille.

«Si cette commission conclut que le raid était injuste et s'ils s'excusent, cela serait aussi suffisant», a-t-il souligné, insistant également sur le paiement de compensations.

La Turquie réclamait jusqu'à présent la création d'une commission d'enquête internationale et indépendante.

M. Davutoglu a aussi annoncé la fermeture totale de l'espace aérien turc aux vols militaires israéliens, une décision de rétorsion prise «pour isoler Israël» une semaine après son raid.

«Cette décision n'a pas été prise pour un ou deux avions seulement», a-t-il souligné, précisant qu'elle pourrait éventuellement être élargie aux vols civils.

Ankara avait confirmé la semaine dernière la fermeture du ciel turc à deux avions militaires d'Israël tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'une interdiction générale.

M. Davutoglu a souligné avoir présenté de nouveau les demandes turques lors d'un entretien secret qu'il a eu mercredi à Bruxelles avec le ministre israélien du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, premier contact bilatéral depuis le raid.

«Nous n'attendrons pas jusqu'à l'éternité pour la réponse israélienne», a-t-il ajouté.

«La Turquie est décidée à protéger ses intérêts dans cette affaire, et pour cela elle insiste pour des excuses et des indemnisations», a souligné une source diplomatique à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Cette source a qualifié d'«importante» pour la Turquie les conclusions de la rencontre que doit avoir M. Nétanyahou avec le président américain Barack Obama à la Maison-Blanche, mardi.

Washington a clairement indiqué la semaine dernière qu'un rétablissement des liens turco-israéliens était de son intérêt dans la région.

Seul membre musulman de l'OTAN, la Turquie a des frontières avec la Syrie, l'Irak et l'Iran, en qui Israël voit une menace nucléaire grandissante.


http://www.cyberpresse.ca/international/201007/05/01-4295552-la-turquie-menace-de-rompre-ses-relations-avec-israel.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS3
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Anabelle Nicoud
La Presse
Publié le 12 juillet 2010 à 07h30 | Mis à jour à 07h35


«C'était Apocalypse Now»: deux Canadiens à bord du Mavi Marmara





Deux des trois Canadiens qui étaient à bord du Mavi Marmara ont raconté l'assaut israélien qui a coûté la vie à neuf Turcs lors d'une conférence, hier soir à Montréal. Les organisateurs de la soirée, la Coalition pour la justice et la paix en Palestine et le Congrès canadien palestinien, ont aussi annoncé qu'un bateau canadien pourrait se rendre à Gaza dans les prochains mois.

«C'était Apocalypse Now.» C'est ainsi que le retraité originaire de Colombie-Britannique Kevin Neish a décrit les minutes suivant l'arrivée des forces israéliennes, pendant la nuit du 31 mai dernier. Filant la métaphore cinématographique, M. Neish a décrit un assaut digne d'un «film hollywoodien».

C'est pendant la prière du matin, vers 4h, que les premiers canots pneumatiques israéliens se sont approchés du Mavi Marmara, alors en route vers Gaza, raconte Farook Burney, Canadien maintenant installé au Qatar où il dirige une ONG consacrée à l'aide aux écoliers palestiniens.

Peu après, des hommes vêtus en noir, masqués et armés, sont arrivés par hélicoptère. «On a commencé à entendre des coups de feu et des grenades. Les gens étaient atteints, j'ai vu plusieurs hommes blessés. Un homme à côté de moi a pris une balle en pleine poitrine: je crois qu'il est mort», a-t-il dit.

Pendant l'assaut israélien, les personnes à bord du bateau ont tenté de se défendre, a indiqué Kevin Neish, à l'aide de lance-pierres et de bâtons. «Nous étions dans les eaux internationales. (Les Israéliens) sont des criminels, nous les traitions comme des criminels», a-t-il expliqué, tout en réaffirmant, vidéo à l'appui, que personne à bord n'était armé.

Quarante-cinq minutes après l'arrivée des commandos israéliens, le capitaine du Mavi Marmara a annoncé que le bateau ne se rendrait pas à Gaza. Après la reddition, les blessés ont dû attendre une heure avant d'être soignés, selon Farook Burney, qui est aussi resté pendant six heures à genoux, les mains menottées, sans accès à des sanitaires.

Arrivés en Israël, les militants pro-palestiniens ont dû attendre encore plusieurs heures pour être évacués vers une prison. «On a demandé accès à un avocat ou à parler à nos familles, mais on nous a dit de rejoindre nos cellules», a-t-il raconté, avant d'ajouter: «Ma famille ignorait si j'étais vivant.»

C'est grâce à l'insistance de la Turquie que Farook Burney a finalement été envoyé vers l'aéroport, où des avions attendaient l'ensemble des militants arrêtés. «Sans les Turcs, on serait peut-être encore en Israël», croit celui qui a tenté, sans succès, d'interpeller le premier ministre Stephen Harper sur le sujet.

Le Mavi Marmara tentait de briser le blocus imposé à Gaza par Israël depuis la prise du pouvoir par le Hamas, en 2007. Depuis samedi, une nouvelle expédition maritime, cette fois affrétée par une organisation libyenne, tente à son tour de briser le blocus maritime de Gaza malgré les menaces d'arraisonnement d'Israël (voir encadré).

Dans les prochains mois, un bateau canadien prendra aussi la route de Gaza, selon Denis Kosseim, coordonnateur de la Coalition pour la justice et la paix en Palestine. Une collecte de fonds de 300 000$ permettra d'affréter un bateau pour acheminer de l'aide à Gaza et ramener au Canada des produits palestiniens.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/12/01-4297454-cetait-apocalypse-now-deux-canadiens-a-bord-du-mavi-marmara.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS4
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Associated Press
Publié le 07 août 2010 à 19h20 | Mis à jour à 19h37


Flottille pour Gaza: un Israélien et un Turc joignent l'enquête internationale

L'ONU a nommé un représentant d'Israël et un représentant de la Turquie sur la commission d'enquête qui étudiera l'intervention sanglante d'un commando israélien contre une flottille d'aide humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza, le 31 mai.

Le Secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-moon, a annoncé samedi que la commission inclura les diplomates Joseph Ciechanover, israélien, et Ozdem Sanberk, turc.

La commission d'enquête sera présidée par l'ancien premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer, secondé par Alvaro Uribe, le président colombien sortant.

Le groupe planifie une première rencontre mardi, et devrait soumettre un rapport initial à la mi-septembre.

Des responsables ont indiqué que la commission d'enquête allait étudier les circonstances entourant les attaques par lesquelles les commandos israéliens ont tenté d'empêcher les militants pro-palestiniens de pénétrer à l'intérieur de la zone de blocus de Gaza.

Huit Turcs et un citoyen de la Turquie et des États-Unis ont été tués pendant l'assaut.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201008/07/01-4304759-flottille-pour-gaza-un-israelien-et-un-turc-joignent-lenquete-internationale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS1
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Jean-Luc Renaudie
Agence France-Presse
Jérusalem
Publié le 09 août 2010 à 16h46 | Mis à jour à 19h31


Netanyahu défend le raid comme légitime

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu'Israël avait agi conformément au «droit international» lors de l'assaut meurtrier contre une flottille d'aide à Gaza tout en critiquant la Turquie, lors de la première audience d'une commission d'enquête israélienne.

Neuf Turcs avaient été tués dans les heurts avec les commandos israéliens lors de l'abordage du ferry turc Mavi Marmara, dans les eaux internationales le 31 mai, alors que le navire tentait de forcer le blocus israélien autour de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas.

«Je suis convaincu qu'à l'issue de votre enquête il s'avérera que l'Etat et l'armée d'Israël ont agi conformément au droit international», a dit M. Netanyahu.

Prenant place face aux cinq membres israéliens de la commission et aux deux observateurs internationaux à Jérusalem, le Premier ministre a expliqué comment le blocus était selon lui crucial pour prévenir l'entrée d'armes dans l'enclave palestinienne.

Le mandat de la commission, appelée à examiner les aspects juridiques de l'assaut, est limité. Il consiste à déterminer la validité, au regard du droit international, du blocus maritime imposé à Gaza, et du raid contre la flottille humanitaire internationale.

Le ministre de la Défense Ehud Barak doit être entendu mardi et le chef d'état-major Gaby Ashkenazi mercredi.

Selon M. Netanyahu, les soldats ont tiré car «leur vie était réellement en danger» et des ordres ont été donnés pour éviter au maximum des pertes humaines.

Justifiant le blocus, qui a été allégé de façon substantielle après les protestations ayant suivi le raid, il a affirmé que «le Hamas a transformé Gaza en une enclave terroriste parrainée par l'Iran qui lui accorde une aide politique, militaire et financière».

«A partir de Gaza, le Hamas a tiré des milliers de roquettes, de missiles et d'obus qui ont atteint des localités israéliennes. Actuellement le Hamas se fournit en armes capables d'atteindre Tel-Aviv», a-t-il encore dit.

«Cette commission traite de la question du droit international, or le Hamas est coupable d'au moins quatre crimes de guerre: appel à un génocide, tirs systématiques vers des objectifs civils, utilisation de civils comme boucliers humains et interdiction à la Croix Rouge de rendre visite à Gilad Shalit», un soldat israélien détenu par le Hamas depuis 2006, selon lui.

M. Netanyahu a aussi critiqué Ankara et les organisateurs de la flottille pour avoir refusé de décharger l'aide hors de Gaza.

«Apparemment, le gouvernement turc n'a pas jugé que de possibles frictions entre les militants turcs et nos soldats pourraient porter atteinte à ses intérêts» et n'a pas tenté de stopper cette mission, a-t-il souligné.

M. Netanyahu a éludé certaines questions, dont l'une demandant si Israël avait considéré d'autres alternatives à l'action militaire, affirmant qu'il y répondrait lors de la session à huis clos qui a suivi sa déposition publique de 90 minutes.

A Gaza, le Hamas a affirmé dans un communiqué que la commission israélienne n'était pas crédible car Israël «tente de couvrir ses crimes et ne dit pas la vérité».

Une commission militaire israélienne avait reconnu le 12 juillet que l'armée avait commis des «erreurs» lors de la planification et l'exécution du raid tout en justifiant le recours à la force.

M. Netanyahu a dû accepter sous la pression internationale la formation par l'ONU d'un panel de quatre experts, dont un Israélien et un Turc. Ses travaux doivent commencer mardi et le chef de l'ONU Ban Ki-moon a nié l'existence d'un accord pour que ce panel ne puisse interroger des membres des commandos israéliens.

Ankara a constitué sa propre commission de même que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU de Genève ainsi que le contrôleur de l'Etat israélien Michaël Lindenstrauss.


http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/raid-israelien-contre-une-flottille/201008/09/01-4305141-netanyahu-defend-le-raid-comme-legitime.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Publié le 15 août 2010 à 15h34 | Mis à jour à 15h36


Flottille pour Gaza: les militants voulaient la violence


Le responsable de l'enquête de l'armée israélienne sur l'arraisonnement par ses commandos d'une flottille pour Gaza a affirmé lundi que des militants pro-palestiniens qui se trouvaient sur le navire amiral de la flottille voulaient que des violences aient lieu.

«Ils (les militants) étaient déterminés à tuer et à être tués», a déclaré le général de réserve Giora Eiland à la BBC dans le cadre de l'émission «Panorama».

Ce haut gradé a été chargé d'enquêter sur le déroulement de l'opération de la marine israélienne, le 31 mai dernier, contre une flottille d'aide internationale qui tentait de forcer le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza, où le mouvement islamiste palestinien Hamas est au pouvoir.

L'abordage du navire amiral de la flottille, le ferry turc Mavi Marmara, avait été marqué par des affrontements qui s'étaient soldés par la mort de neuf militants pro-palestiniens turcs, dont un turco-américain. Neuf hommes des commandos israéliens avaient été blessés.

Le général Eiland a indiqué que la résistance des militants pro-palestiniens à bord du navire avait été «énorme, bien au-delà de toute attente», et a jugé surprenant qu'il n'y ait pas eu plus de morts.

Compte-tenu des circonstances de l'assaut, «dans un lieu aussi complexe qu'un navire, le bilan des morts est étonnamment bas», a estimé le responsable de la commission d'enquête israélienne.

En juillet, le général Eiland avait reconnu qu'il y avait eu, lors de la planification et de l'exécution de l'arraisonnement, «des erreurs professionnelles concernant à la fois la collecte de renseignements et le processus de décision».

Mais il avait estimé justifié que les militaires israéliens aient ouvert le feu, déclarant qu'ils l'avaient fait alors qu'ils étaient en état de légitime défense. Les militaires «n'ont utilisé la force que lorsque leur vie était en péril immédiat», avait-il dit.

A la suite de cet événement, qui a suscité une vague d'indignation dans le monde, Israël a allégé son blocus terrestre contre Gaza, en vigueur depuis la prise de contrôle du territoire en juin 2007.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201008/15/01-4306708-flottille-pour-gaza-les-militants-voulaient-la-violence.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS3
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