Author Topic: La fin du ramadan prévue le 11 septembre inquiète les musulmans américains  (Read 3751 times)

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Agence France-Presse
New York
Publié le 13 août 2010 à 16h45 | Mis à jour à 16h54


La fin du ramadan prévue le 11 septembre inquiète les musulmans américains


La fin du ramadan, le mois de jeûne observé par les musulmans, tombant cette année le 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001, des associations de musulmans américains ont prié la police de renforcer sa surveillance pour éviter toute flambée antimusulmane.

Une porte-parole du Conseil des affaires publiques musulmanes (MPAC) basé à Los Angeles, a ainsi indiqué qu'à travers tout le pays, les forces de l'ordre ont reçu la consigne d'être sur le qui-vive lors de la fête du Fitr, qui marque la fin du ramadan.

Selon Edina Lekovic, cet ordre résulte de ce qu'elle appelle «un climat d'islamophobie exacerbé», qui n'a, selon elle, cessé de s'amplifier ces derniers mois.

Elle en veut pour exemple la vague d'indignation qui a suivi l'annonce qu'une mosquée pourrait être construite à proximité de Ground Zero à New York, où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center détruites lors des attentats du 11 septembre.

«Nous observons un nombre significatif de manifestations organisées devant certaines mosquées par des groupes islamophobes», a dit Mme Lekovic à l'AFP.

D'ordinaire, note-t-elle, le ramadan et la fête qui le clôt passent relativement inaperçus aux États-Unis.

Mais la colère provoquée par les plans de construction de la mosquée à New York ainsi que l'annonce d'une église de Floride d'organiser un «autodafé d'exemplaires du Coran» le 11 septembre prochain poussent les musulmans à s'inquiéter de possibles attaques les visant.

«Nous demandons aux forces de l'ordre locales et fédérales d'être vigilantes. Nous demandons aux autorités fédérales d'enquêter sur les actes de violence commis contre les musulmans et les mosquées», a ajouté Edina Lekovic.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201008/13/01-4306400-la-fin-du-ramadan-prevue-le-11-septembre-inquiete-les-musulmans-americains.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS4
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Associated Press
Publié le 04 septembre 2010 à 10h31 | Mis à jour le 04 septembre 2010 à 10h39


É.-U.: un 11 septembre tendu pour les musulmans





Malaise et inquiétudes chez les musulmans américains. Le neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 s'annonce particulièrement tendu, après un été marqué par la polémique autour du projet de construction d'une mosquée non loin de Ground Zero, à New York.

Les appels au dialogue et aux dirigeants des autres communautés confessionnelles se multiplient donc et les musulmans américains ne cessent de répéter leur loyauté envers les Etats-Unis. Objectif inconfortable: tenter d'empêcher d'éventuelles provocations, mais aussi faire en sorte que les musulmans n'y ripostent pas si elles ont lieu.

D'autant que le calendrier lunaire et ses aléas se mettent de la partie pour rajouter à l'angoisse: cette année, la fin du ramadan, le mois sacré du jeûne chez les musulmans, tombe vers le 11 septembre... Du coup, les musulmans craignent que l'Aïd al-Fitr, la joyeuse fête marquant la fin du jeûne, ne soit mal vécue et interprétée comme une célébration des attentats.

Le 11 septembre, à New York, il y aura une manifestation de protestation contre la fameuse mosquée, à laquelle participera notamment Geert Wilders, le député néerlandais férocement anti-musulman. Le même jour, à Gainesville, en Floride, d'autres extrémistes envisagent de brûler des exemplaires du Coran.

«Certes, il y aura des cinglés qui risquent de faire des choses. Mais nous ne voulons pas provoquer l'hystérie» chez les musulmans, explique Victor Begg, du Conseil des organisations islamiques du Michigan. «Dans l'ensemble, les Américains sont pour le pluralisme. C'est juste qu'il y a énormément de désinformation, et cela crée la confusion», estime-t-il.

Mardi prochain, pour tenter de lutter contre cette confusion, la Société islamique d'Amérique du Nord organise un sommet oecuménique à Washington, avec les dirigeants des communautés chrétiennes et juives, consacré au «courant de peur et d'intolérance» lié à ce projet de mosquée contesté.

Dans de nombreuses villes, les dirigeants musulmans ont aussi fait intensifier la surveillance de leurs établissements religieux, et restent en contact étroit avec la police. «Nous disons à tous de garder l'oeil ouvert et de rapporter tout ce qui est suspect», explique Ramzy Kilic, responsable communautaire à Tampa, Floride.

Chaque année, depuis 2001, l'anniversaire des attentats est un moment tout particulièrement difficile pour des musulmans américains confrontés désormais à la méfiance permanente, sans cesse appelés à faire la preuve de leur bonne volonté citoyenne et à justifier leur foi.

Mais cette année, la situation est pire que jamais: la commémoration des attentats intervient après un terrible été, au cours duquel l'opposition à la construction d'un centre communautaire musulman à quelques encablures du World Trade Center aura pris des proportions gigantesques, attisées par la droite religieuse et les anti-Obama, se transformant en débat national sur l'Islam, l'extrémisme, la violence et la liberté religieuse.

Jusqu'en Californie ou au Tennessee, des lieux de culte musulmans ont subi manifestations et actes de vandalisme. Dans l'Etat de New York, un groupe de jeunes s'est déchaîné pendant deux nuits consécutives sur la mosquée d'une petite ville près du Lac Ontario, hurlant des insultes, tirant à la carabine et passant et repassant en voiture devant l'établissement.

A Phoenix, Arizona, une nouvelle mosquée dont la construction n'avait jusque-là posé aucun problème a subi des actes de vandalisme, explique le responsable musulman local, Usama Shami. Il juge qu'à l'affaire de New York est venue se rajouter les passions déclenchées par la nouvelle loi sur l'immigration votée en Arizona, destinée à combattre l'immigration clandestine, et qui autorise la police à questionner n'importe qui sur simple soupçon. «Toutes ces choses arrivent en même temps. Quand des choses semblables se passent, cela fait ressortir le pire chez certains», juge-t-il.

Dans le cadre de la campagne nationale «Muslim Serve», des musulmans nettoieront les parcs, distribueront des repas aux SDF, des jouets aux enfants malades. D'autres groupes organisent des campagnes publicitaires destinées à contrer la suspicion persistante. Dans un de ces spots, intitulé «Ma foi, ma voix», défilent des musulmans américains déclarant: «je n'ai pas l'intention de m'emparer de ce pays».

Zeenat Rahman, 34 ans, née à Chicago, responsable d'une organisation de jeunesse qui défend le pluralisme religieux, passera son 11 Septembre dans une maison de retraite, avec des amis de toutes confessions. «C'est ce jour-là qu'on nous regardera en tant que musulmans, et qu'est-ce que les gens verront?», dit-elle. «Dire «Islam veut dire paix', c'est être sur la défensive, et comme si nous présentions des excuses. Alors que servir les autres est véritablement au coeur de notre foi».

Au Centre communautaire juif de Washington, la Fondation Unity Productions, spécialisée dans la réalisation de films sur l'islam américain et qui vient de lancer le site groundzerodialogue.org, organisera le 11 septembre une réunion-débat oecuménique.

Parmi les orateurs, il y aura Monem Salam, 38 ans, héros d'un des documentaires de la fondation. D'habitude, ce gestionnaire de portefeuille arrivé du Pakistan quand il avait quatre ans passe l'Aïd en famille. Mais là, dit-il, «je dois les laisser et voyager dans tout le pays pour répondre à des questions sur l'Islam. C'est malheureux, mais c'est l'époque dans laquelle nous vivons».


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/04/01-4312691-e-u-un-11-septembre-tendu-pour-les-musulmans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS4
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Sardar Ahmad
Agence France-Presse
Kaboul
Publié le 07 septembre 2010 à 08h48 | Mis à jour à 09h56


Un groupe chrétien veut brûler le Coran: l'OTAN s'inquiète



 

Le projet d'un groupe évangélique américain de brûler publiquement un exemplaire du Coran le 11 septembre a suscité mardi de sévères mises en garde, notamment de l'Iran et du commandant des forces internationales en Afghanistan qui craint pour la vie des soldats américains.

Le «Dove World Outreach Center», groupe fondamentaliste chrétien basé en Floride, prévoit de brûler un exemplaire du Coran samedi à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Si ce projet était mis à exécution, cela servirait la propagande des talibans en Afghanistan et renforcerait le sentiment anti-américain dans le monde musulman, a averti le général David Petraeus qui commande la Force de l'OTAN (Isaf) et les troupes américaines en Afghanistan.

«Je suis très inquiet des répercussions possibles, dans l'hypothèse où ils brûleraient un Coran», a-t-il déclaré dans un communiqué reçu à Kaboul. «Cela pourrait mettre en danger à la fois les troupes et l'effort global en Afghanistan».


Et d'ajouter: «C'est précisément le genre d'actions que les talibans utilisent et cela pourrait engendrer des problèmes significatifs. Pas seulement ici mais partout dans le monde où nous sommes présents aux côtés de la communauté musulmane».

De son côté, l'Iran a prévenu qu'une telle action déclencherait des réactions «incontrôlables».

«Nous conseillons aux pays occidentaux d'empêcher l'exploitation de la liberté d'expression pour insulter les livres saints, sinon les sentiments que cela provoquerait dans les nations musulmanes ne pourraient être contrôlés», a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères à Téhéran.

En Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, la minorité chrétienne craint aussi des «tensions».

L'Union des 20 000 églises chrétiennes protestantes d'Indonésie a envoyé une lettre au président américain Barack Obama pour l'exhorter à intervenir. Brûler le Coran «nous ramènerait au Moyen-Age et constituerait un acte contre la civilisation», a expliqué son président Andreas Yewangoe à l'AFP.

Une centaine de radicaux musulmans avaient déjà manifesté fin août devant l'ambassade des États-Unis à Jakarta et menacé de déclencher une guerre sainte si le Dove World Outreach Center persistait dans son projet.

Ce groupe fondamentaliste chrétien, créé en 1986 et qui accuse l'islam, «religion diabolique», de chercher à dominer le monde, a invité à brûler des exemplaires du Coran samedi devant ses portes à Gainesville (Floride). Il a aussi appelé d'autres centres religieux à en faire autant pour se souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.

Des associations musulmanes ont estimé que cette initiative confirmait l'augmentation de l'islamophobie aux États-Unis.

Un projet de centre islamique près de «Ground Zero» à New York, site d'un des attentats du 11 septembre, déchaîne les passions depuis quelques semaines. Le maire de New York Michael Bloomberg soutient l'initiative et le président Obama a également apporté son appui au projet.

Par le passé, des profanations présumées du Coran par des soldats américains, à la fois en Afghanistan et en Irak, ont attisé les tensions et provoqué violences.

Le 13 janvier, l'armée afghane avait ouvert le feu sur une foule de villageois qui manifestaient dans le sud en accusant les forces de l'OTAN d'avoir profané un Coran lors d'un raid. Sept hommes avaient été tués.

Des enquêtes de l'Isaf et des autorités afghanes avaient par la suite démontré qu'aucun exemplaire du Coran n'avait été profané lors de l'attaque.

La publication en 2005 au Danemark de caricatures controversées de Mahomet avait provoqué une tempête de protestations, ainsi que de violents incidents dans plusieurs pays du monde musulman.


http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/07/01-4313152-un-groupe-chretien-veut-bruler-le-coran-lotan-sinquiete.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Washington
Publié le 07 septembre 2010 à 18h54 | Mis à jour à 19h01


Brûler le Coran, «un geste idiot et dangereux»





Le fait de brûler le Coran, comme prévoit de le faire un groupe évangélique américain pour marquer l'anniversaire des attentats du 11-Septembre, serait «idiot et dangereux», a affirmé mardi le ministre de la Justice américain Eric Holder.

Le ministre de la Justice américain s'adressait à des responsables religieux à Washington au cours d'une rencontre organisée pour étudier les pistes permettant de mettre fin aux violences contre les personnes ou les institutions perpétrées pour des motifs religieux.

Le «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde»), groupe fondamentaliste chrétien basé en Floride, prévoit de brûler en public un exemplaire du Coran samedi à Gainesville à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre.

Le projet a suscité mardi de fermes mises en garde de par le monde, les États-Unis disant craindre pour la vie de leurs soldats en Afghanistan et craignant une montée du sentiment anti-islam en sol américain.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/07/01-4313354-bruler-le-coran-un-geste-idiot-et-dangereux.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS1
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Washington
Publié le 07 septembre 2010 à 19h03 | Mis à jour à 19h09


Obama commémorera le 11-Septembre au Pentagone


Le président américain Barack Obama marquera le neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre au Pentagone, tandis que le vice-président Joe Biden sera sur le site du World Trade Center à New York, a-t-on appris mardi auprès de la Maison-Blanche.

Des sources officielles avaient déjà annoncé plus tôt que la première dame, Michelle Obama, et l'ancienne first lady Laura Bush se rendraient samedi sur le site où s'est écrasé le 11 septembre 2001 en Pennsylvanie un avion de ligne détourné par les pirates de l'air.

M. Obama avait déjà dirigé l'an dernier au Pentagone les cérémonies commémorant la pire attaque terroriste jamais subie par les États-Unis sur leur sol. Il avait alors appelé à renouveler l'engagement national à s'attaquer à Al-Qaïda.

Le site du World Trade Center, rebaptisé «Ground zero» après les attentats, s'est trouvé ces dernières semaines au centre d'une féroce controverse à propos du projet de construction d'une mosquée dans son voisinage. Les opposants au projet y voient une provocation.

M. Obama s'était attiré les foudres de certains de ses alliés démocrates le mois dernier en intervenant dans le débat du côté des défenseurs du projet, au nom de la liberté de culte.

Le mémorial érigé à l'extérieur du Pentagone, siège du ministère de la Défense, est le seul monument achevé en hommage aux victimes du 11-Septembre, tandis que d'autres sont en construction à New York et en Pennsylvanie.

Quelque 2993 personnes sont mortes dans les attentats, dont 2752 à New York, lorsque quatre avions de ligne ont été détournés, deux vers les tours jumelles du World Trade Center qui se sont effondrées, un sur une aile du Pentagone, tandis que le quatrième, visant une cible inconnue sans doute à Washington, s'écrasait en Pennsylvanie.

À la suite des attentats, le président d'alors George W. Bush avait décidé de mener la «guerre contre le terrorisme» en Afghanistan et en Irak, deux conflits dont M. Obama a hérité.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/07/01-4313355-obama-commemorera-le-11-septembre-au-pentagone.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS1
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Publié le 08 septembre 2010 à 11h52 | Mis à jour à 16h22


L'ONU dénonce un projet de profaner le Coran en public


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a ajouté sa voix au concert de critiques condamnant le projet d'un petit groupe évangélique américain de brûler des exemplaires du Coran, estimant que de tels actes ne peuvent être soutenus «par aucune religion».

«Le secrétaire général est profondément troublé par les informations concernant un petit groupe religieux qui a l'intention de brûler des exemplaires du Coran. De tels actes ne peuvent être soutenus par aucune religion», a-t-il dit dans un communiqué.

«Ils contredisent les efforts des Nations unies et de nombreuses personnes à travers le monde pour promouvoir la tolérance, la compréhension inter-culturelle et le respect mutuel entre les cultures et les religions», a ajouté M. Ban dans son communiqué.

L'église «Dove World Outreach Center», en Floride (sud-est des États-Unis), a invité à brûler à la date anniversaire des attentats du 11 Septembre des exemplaires du Coran devant ses portes à Gainesville. Elle a également incité d'autres centres religieux à en faire autant, pour se souvenir des victimes des attentats et combattre «le démon de l'islam».


Vatican

Peu avant la déclaration du secrétaire général de l'ONU, le Vatican avait joint sa voix au concert d'inquiétudes, qualifiant le geste de «grave offense envers un livre considéré comme sacré par une communauté religieuse», a indiqué mercredi dans un communiqué le Conseil pontifical du Vatican pour le dialogue interreligieux.

Le Conseil pontifical, dicastère de la Curie romaine - équivalent d'un ministère - a dit avoir «accueilli avec une vive préoccupation la nouvelle du projet de brûler un Coran le 11 septembre».

«On ne peut pas remédier à des actes de violence aussi déplorables» que les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, avec un projet comme celui promu par le groupe fondamentaliste chrétien «Dove World Outreach Center», installé en Floride, a souligné le Conseil pontifical.

«Chaque religion avec ses livres sacrés, ses lieux de culte et symboles, a droit au respect et à la protection», a souligné le Conseil pontifical.

«Il s'agit du respect dû à la dignité des personnes qui y adhèrent et à leur libre choix en matière religieuse», a ajouté le dicastère.

«Tous les responsables religieux et tous les croyants sont appelés à renouveler leur ferme condamnation de toute forme de violence en particulier celle commise au nom de la religion», a ajouté le Conseil pontifical.

Le groupe intégriste chrétien de Floride a réaffirmé mercredi son intention de brûler quelque 200 exemplaires du Coran malgré les mises en garde venues du monde entier.

Une responsable du «Dove World Outreach Center» («Centre de la colombe pour aider le monde»), Fran Ingram, a indiqué à l'AFP que l'événement aurait lieu comme prévu le samedi 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001 vers 18H00 HNE.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/08/01-4313633-lonu-denonce-un-projet-de-profaner-le-coran-en-public.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS4
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Ottawa
Publié le 08 septembre 2010 à 13h25 | Mis à jour à 13h29


Le Canada condamne le projet de brûler le Coran en public





Le Canada a condamné mercredi le projet d'un groupe chrétien américain de brûler le Coran en public, le ministre de la Défense Peter MacKay dénonçant une «insulte à tous les croyants» qui risque de mettre en danger les soldats canadiens en Afghanistan.

«C'est une expression très provocatrice de la liberté», a dit M. MacKay, commentant à la télévision ce geste que des intégristes de Floride programment samedi, le jour anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

En fait «cela provoquera plus de violence et de haine», c'est «un acte réactionnaire qui prêche l'intolérance», un acte «dangereux et nuisible», a-t-il poursuivi.

«Brûler un Coran n'est pas différent de brûler une Bible», a poursuivi le ministre. En Afghanistan, «nous ne combattons pas l'islam ou les musulmans en général, mais les extrémistes qui lapident les femmes à mort ou jettent de l'acide sur les visages des enfants parce qu'ils vont à l'école», a conclu le ministre canadien, avant de souhaiter que le pasteur évangéliste à l'origine de l'initiative renonce à son projet.

Sa position reflète celle de l'ensemble du gouvernement canadien, a-t-on appris au ministère des Affaires étrangères.

Le projet de brûler quelque 200 exemplaires du Coran, annoncé par un petit groupe intégriste chrétien de Floride (sud-est des Etats-Unis), a suscité condamnations et mises en garde dans le monde entier.


http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201009/08/01-4313663-le-canada-condamne-le-projet-de-bruler-le-coran-en-public.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4313633_article_POS3
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Juan Castro
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Publié le 09 septembre 2010 à 13h27 | Mis à jour à 18h37


Le pasteur Terry Jones annule l'autodafé du Coran





Le pasteur à la tête du groupuscule religieux américain qui prévoyait de brûler le Coran lors de la commémoration du 11 septembre a annoncé jeudi qu'il renonçait à ce projet, dénoncé dans le monde entier comme une incitation à la violence et à la haine.

Les motivations de la décision du pasteur Terry Jones restaient toutefois encore confuses jeudi après-midi, celui-ci ayant affirmé avoir fait marche arrière en échange de la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé.

Mais les promoteurs du centre islamique ont démenti tout marchandage.«Nous ne sommes au courant de rien», a déclaré à l'AFP Daisy Khan, l'une des organisatrices du projet de mosquée. Elle a ajouté qu'aucun changement au projet n'avait été décidé.

L'abandon de l'autodafé du Coran constitue un soulagement pour les autorités américaines qui redoutaient les conséquences qu'elle aurait pu avoir, notamment pour les soldats américains en Afghanistan.

Signe de l'importance de l'affaire: le chef du Pentagone Robert Gates a appelé jeudi après-midi le pasteur Jones pour le convaincre de changer d'avis.

«Nous avons accepté de renoncer à l'événement que nous avions prévu d'organiser samedi», a déclaré devant la presse le pasteur, chef du «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde»), basé à Gainesville, en Floride.

Le pasteur a estimé que la décision de déplacer la mosquée new-yorkaise était «un signe de Dieu» qui l'avait convaincu de renoncer à la destruction du livre saint de l'islam.

Il a ajouté qu'il se rendrait samedi à New York pour s'entretenir avec l'imam Feisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de construction du centre islamique controversé.

«Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là et bien entendu les musulmans ne veulent pas que nous brûlions le Coran. L'imam a accepté de déplacer la mosquée, nous avons accepté de renoncer à l'événement que nous avions prévu d'organiser samedi», a-t-il déclaré.

Le pasteur Jones s'exprimait après un entretien avec un imam de Floride, Muhammad Musri, qui a indiqué qu'il l'accompagnerait à New York samedi.

Ce dernier a indiqué avoir pris contact dans la matinée de jeudi avec l'imam de New York «afin de discuter et d'arriver à une décision quant au déplacement de la mosquée».

Mais il également indiqué qu'aucun accord n'avait été conclu.

«Je tiens à remercier le pasteur Jones pour son courage (...) et d'avoir pris en ligne de compte la sécurité de nos troupes dans le monde entier», a déclaré l'imam Musri.

Le pasteur Jones avait initialement annoncé qu'il brûlerait 200 exemplaires du Coran samedi, vers 18h, à Gainesville.

L'initiative de ce groupuscule d'une cinquantaine de membres était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre. Elle survenait à un moment particulièrement sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux États-Unis craignaient déjà avant cette polémique une montée du sentiment anti-musulman.

Ce projet avait également suscité des mises en garde partout dans le monde.

Il s'agit «un geste destructeur», avait averti le président américain Barack Obama, soulignant qu'il constituait d'«une aubaine pour le recrutement d'Al-Qaïda».

L'organisation de coopération policière Interpol avait lancé une alerte à ses 188 pays membres, mettant en garde contre des «attaques violentes visant des innocents» si le projet était mené à terme.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/09/01-4314055-le-pasteur-terry-jones-annule-lautodafe-du-coran.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Juan Castro
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Publié le 09 septembre 2010 à 13h27 | Mis à jour à 21h22


Le pasteur Jones menace de renoncer à l'annulation de l'autodafé

Le pasteur d'un groupuscule religieux américain a menacé jeudi de revoir sa décision de ne pas brûler le Coran lors de la commémoration du 11 septembre, tergiversant au moment où ce projet est dénoncé dans le monde entier comme une incitation à la violence.

«Nous pourrions être obligés de revoir notre position», a déclaré à la surprise générale le pasteur Terry Jones, quelques heures seulement après avoir annoncé qu'il renonçait à brûler le Coran.

Le pasteur, chef du groupe chrétien intégriste «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde») de Gainesville, en Floride, avait alors expliqué avoir fait marche arrière en échange de la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé.

Cette annonce avait constitué un soulagement pour les autorités américaines qui redoutaient les conséquences, notamment pour les soldats américains en Afghanistan.

Signe de l'importance que l'administration Obama accorde à l'affaire: le chef du Pentagone Robert Gates a appelé jeudi après-midi le pasteur Jones pour le convaincre d'annuler ses plans.

Le pasteur, épaisse moustache et cheveux blancs, avait affirmé avoir obtenu l'assurance par un imam d'Orlando agissant en tant qu'intermédiaire, Mohammed Musri, que l'imam Faisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de mosquée à Manhattan, était prêt à un accord et le rencontrerait samedi à New York pour en discuter.

Mais les responsables du projet de mosquée ont aussitôt démenti cette version et l'imam Rauf a rejeté tout «marchandage» avec le pasteur.

«Nous mettons les choses entre parenthèses pour l'instant, car nous sommes vraiment déçus et choqués, car si (la position de l'imam Rauf) est vraie, il (Musri) nous a clairement menti», a déclaré le pasteur après avoir eu connaissance de ce démenti.

«Nous pourrions être obligés de revoir notre décision, car nous avons annulé (l'autodafé) en nous appuyant sur sa parole. Et maintenant, je crois comprendre qu'il affirme partout qu'il n'a jamais dit cela», a déclaré le pasteur en parlant de Musri.

«Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là», avait dit le pasteur au cours de cette journée à rebondissements, dans laquelle est également intervenu le milliardaire américain Donald Trump, proche des républicains, qui a proposé de racheter le site du centre islamique de Manhattan, en payant 25% de plus que le prix initial, pour désamorcer une situation «explosive».

Le projet initial du groupuscule religieux était de brûler 200 exemplaires du Coran samedi, vers 18h, à Gainesville. Cette initiative était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11 septembre.

Elle survenait à un moment particulièrement sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux États-Unis craignaient déjà avant cette polémique une montée du sentiment anti-musulman.

Ce projet a suscité des mises en garde partout dans le monde.

Il s'agit «un geste destructeur», a averti le président américain Barack Obama, soulignant qu'il constituait d'«une aubaine pour le recrutement d'Al-Qaïda».

L'organisation de coopération policière Interpol avait lancé une alerte à ses 188 pays membres, mettant en garde contre des «attaques violentes visant des innocents» si le projet était mené à terme.


http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/09/01-4314055-le-pasteur-jones-menace-de-renoncer-a-lannulation-de-lautodafe.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_278_section_POS1
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Agence France-Presse
Kaboul
Publié le 10 septembre 2010 à 10h04 | Mis à jour à 14h46


Autodafé du Coran: colère dans le monde musulman





Le pasteur américain qui menace de brûler le Coran à donné vendredi un délai de deux heures à l'imam qui veut construire une mosquée près de Ground Zero à New York pour que celui-ci lui dise s'il est d'accord pour changer de site, tandis que colère et indignation montent dans le monde musulman.

Sur fond de multiplication des mises en garde dans le le monde entier, l'incertitude planait sur les réelles intentions du pasteur chrétien intégriste.

«Nous voulons savoir, et nous demandons aux médias de le contacter aussi et d'essayer de savoir, s'il est d'accord pour déplacer le site de la mosquée à un autre endroit que Ground Zero», a déclaré au cours d'une conférence de presse un ami évangéliste du pasteur, K.A Paul.

Des musulmans ont profité de la fin du ramadan pour exprimer vendredi leur colère et leur indignation face au projet du pasteur.

À Fayzabad, la capitale de la province afghane du Badakhshan, des milliers de manifestants ont défilé en jetant des pierres devant une base de l'Alliance atlantique. À Multan (centre du Pakistan), environ 600 personnes, dont des religieux, ont également manifesté et brûlé des drapeaux américains.

Colère aussi de nombreux dirigeants de pays musulmans dans le monde.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est insurgé contre ce «complot sioniste». Ce type d'action «va accélérer la chute et l'anéantissement des sionistes et leurs protecteurs», a-t-il affirmé.

L'imam de La Mecque, Saleh Ben Humaid, a qualifié le projet du pasteur d'«incitation au terrorisme». Et le plus haut dignitaire chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, a mis en garde contre les «conséquences terribles» qu'aurait sa mise en oeuvre.

De son côté, le président américain Barack Obama a affirmé vouloir faire en sorte que le projet du pasteur ne fasse pas d'émules.

«Bien qu'il soit le fait d'un individu isolé en Floride, je veux faire en sorte que nous n'assistions pas à l'émergence de toute une série de personnes à travers le pays qui pensent que (brûler le Coran) leur permettra d'attirer l'attention sur eux», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, à la veille du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Jeudi, le pasteur Terry Jones avait annoncé qu'il renonçait à son projet, avant de menacer à nouveau de le mettre à exécution en raison du non-respect, selon lui, d'une promesse de déplacer la construction d'une mosquée près de Ground Zero.

Interrogé vendredi sur la chaîne ABC, il avait cette fois répondu: «actuellement nous avons l'intention de ne pas le faire».

À la mi-journée, il a ensuite donné deux heures à l'imam qui veut construire la mosquée près de Ground Zero pour que celui-ci lui dise s'il est d'accord pour changer de site.

Chef du «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde») de Gainesville, en Floride, le pasteur avait affirmé vouloir brûler 200 exemplaires du Coran samedi vers 18h pour glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11 septembre 2001.

«Nous avons su qu'aux États-Unis, un pasteur a décidé d'insulter le Coran (...) nous leur disons qu'ils ne devraient même pas y penser», a déclaré le président afghan Hamid Karzaï au cours du rassemblement du gouvernement organisé pour l'Aïd-El Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan.

La veille, des milliers d'Afghans avaient déjà scandé des slogans antiaméricains et antichrétiens dans la petite ville de Mahmud Raqi, au nord de Kaboul, près d'une base aérienne américaine.

Le président de l'Indonésie, pays le plus peuplé du monde musulman, Susilo Bambang Yudhoyono, s'est à nouveau exprimé sur ce projet qui «menace la paix et la sécurité internationale». En Malaisie, autre pays musulman, le premier ministre Najib Razak a averti que si le projet de Terry Jones était mis à exécution, cela «enflammerait les sentiments des musulmans à travers le monde»;

En Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné que brûler les textes religieux minait «la tolérance religieuse et la paix».

Le premier ministre du mouvement islamiste Hamas, Ismaïl Haniyeh, a qualifié pour sa part le pasteur américain de «fou furieux». Et pour le Vatican, brûler le Coran est «une initiative irresponsable».

Interpol a émis une alerte mondiale par crainte de violences si le Coran devait être brûlé.


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