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Nom de code : jargon mitaire ou coup de marketing mars 2026
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PHOTO MICHAEL CIAGLO, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Soldat américain à l’entraînement pendant l’opération Aigle d’acier, au Colorado, en 2022
« Fureur épique », « Lion rugissant », « Liberté immuable », « Tempête du désert ». Mais d’où viennent donc les noms de code – parfois très imagés – d’opérations militaires ? Et à qui s’adressent-ils ?
Publié à 7 h 00

Jean-Christophe LaurenceLa Presse
« N’est-ce pas un super nom ? Ils m’ont donné une liste de noms en me disant : “Monsieur, vous pouvez choisir.” Ça m’endormait, je n’en aimais aucun. Puis j’ai vu Epic Fury. J’ai dit : “J’aime ce nom !” Epic Furrrryyyy ! »
Dans un autre de ses mémorables discours, le président états-unien, Donald Trump, expliquait récemment comment il avait choisi le nom de code de l’opération militaire en Iran, Epic Fury.
Ses propos désinvoltes contrastent grandement avec la gravité de ce qui se passe sur le terrain, où plus de 3000 personnes – dont des centaines d’enfants – ont déjà perdu la vie. Mais ils nous ont donné envie d’en savoir plus sur ces « appellations » parfois très imagées qui servent à désigner des opérations militaires. À quoi servent-elles et à qui s’adressent-elles ?
PHOTO JULIA DEMAREE NIKHINSON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le président des États-Unis, Donald Trump, lors du retour de la dépouille du soldat américain Declan Coady, tué pendant l’opération Epic Fury, le 7 mars
Réponse courte : pure propagande. On baptise des opérations militaires pour mieux les identifier et, du même coup, faciliter la campagne de relations publiques qui suivra auprès de la population. Car vendre une guerre n’est pas aussi facile que vendre du savon, à plus forte raison lorsque la vie des « boys » est en jeu.
Comme l’explique David Grondin, professeur au département de communication de l’Université de Montréal, l’avantage du nom de code est qu’il permet de parler de la guerre sans la nommer, occultant ainsi son caractère sanglant. « Surtout que ce nom risque d’être répété souvent dans les médias. Ça passe beaucoup mieux que si on répète guerre, guerre, guerre », précise-t-il.
Autrement dit, cette forme de communication permet de « vendre » des opérations militaires à l’opinion publique, afin de créer un effet de ralliement. « C’est une façon de fabriquer le consentement », résume David Grondin.
Professeur à la faculté d’information et d’études médiatiques de l’Université Western Ontario, Tim Blackmore abonde dans ce sens. Et ajoute que ce besoin de consentement n’a jamais été aussi crucial que pour l’actuelle guerre en Iran, qui n’a pas été votée par le Congrès et ne fait pas l’unanimité dans la société états-unienne. « Trump a besoin du soutien populaire, surtout avec la hausse des prix à la pompe, lance ce spécialiste de la propagande. Il lui faut donc mobiliser son propre peuple en cherchant à le convaincre que cette guerre est une entreprise héroïque. »
Selon Mourad Djebabla, historien militaire affilié au Collège de leadership des militaires du rang, ce changement de tactique répond en partie à une nouvelle réalité de la guerre : les opérations militaires se déroulent désormais sur des territoires plus vastes. « La bataille de l’Empereur, c’est tout le nord de la France, alors qu’auparavant, les batailles, c’étaient vraiment autour d’un village. On trouve un nom plus symbolique parce qu’on ne peut pas désigner un endroit précis. »
Cette époque correspond aussi à l’essor de la publicité et, avec elle, de la propagande à grande échelle. C’est l’apparition des affiches de recrutement, des nouvelles du front dans les cinémas et des noms de code pour influencer les masses. « Pour le politique, il y a derrière cela un message à faire passer dans sa propre population », ajoute M. Djebabla.
Avec la Seconde Guerre mondiale, les noms de code deviennent la norme. Jubilee pour Dieppe, Barbarossa pour l’invasion de la Russie par les Allemands, et bien sûr Overlord pour le débarquement de Normandie.
Ces noms nimbés de mystère, destinés à flouter les paramètres de l’opération, seront mis de côté pendant la guerre de Corée et la guerre du Viêtnam, où l’armée américaine opte pour des noms beaucoup plus agressifs. Bonjour, Thunderbolt, Roundup, Killer, Ripper (Coup de foudre, Rafle, Tueur, Éventreur). Cette stratégie vise à encourager les « boys » démotivés, mais elle passe mal auprès du grand public, influencé par les mouvements pacifistes.
C’est après ces ratés sur le plan des relations publiques que le Pentagone introduit le système informatisé NICKA, encore utilisé aujourd’hui, pour suggérer à l’état-major des noms de code qui seront ensuite approuvés par le secrétaire à la Défense, voire le président lui-même.
Selon David Grondin, ce retour aux noms plus belliqueux est à l’image de l’administration américaine actuelle, elle-même excessive sur plus d’un plan : « La présidence Trump est en soi une présidence-spectacle, suggère l’expert. Sa force est dans la communication médiatique. Alors quand on entend Epic Fury, on se dit que ça colle bien avec cette administration. Ça aurait été impensable d’avoir ce nom-là sous George Bush ! »
L’ironie de la chose, ajoute Tim Blackmore, est que les militaires eux-mêmes ne se sentent pas forcément interpellés par ces noms de code musclés, qui semblent tout droit sortis d’un film hollywoodien.
Les soldats sont au cœur du système et voient bien à quel point tout ça est ridicule. Si vous avez des soldats sur le terrain et que vous leur dites qu’ils participent à l’opération Epic Fury, alors qu’ils vont peut-être mourir, pour eux cela n’a pas d’importance. (Tim Blackmore, professeur à la faculté d’information et d’études médiatiques de l’Université Western Ontario)
À noter que les alliés historiques des États-Unis ont toujours été plus neutres, évitant les noms de code pouvant heurter l’opinion. Tandis que la France opte généralement pour des noms d’animaux (Serval, Daguet) ou de phénomènes naturels (Chammal, Barkhane), le Royaume-Uni se veut plus descriptif (Shader, Banner, Rescript, Pitting).
Quant au Canada, il choisit des mots plutôt gentils et de préférence bilingues (Horizon, Renaissance, Crocodile), dont la première lettre correspond généralement au pays concerné par l’opération.
Mais la palme de la bienveillance revient probablement aux Ukrainiens et à leur récente attaque contre la flotte russe en mer Noire. Nom de l’opération : Sea Baby (Bébé de la mer). Dans le genre inoffensif, difficile de faire mieux.
Opération Dracula : forces alliées, Seconde Guerre mondiale, 1943. Ça s’annonçait vraiment sanglant.
Opération Mincemeat (viande hachée) : Royaume-Uni, Seconde Guerre mondiale, 1943. D’où l’expression « chair à canon » ?
Opération Viking Snatch (Prise du Viking) : États-Unis, guerre en Irak, 2007. Une prise de lutte ?
Opération Beaver Cage (Cage de castor) : États-Unis, guerre du Viêtnam, 1966. Pourquoi est-ce que les Canadiens n’y ont pas pensé avant ?
Opération Grizzly Forced Entry (Entrée du Grizzly forcée) : Irak, 2004. Un nom impossible à retenir. Pour ce qui est de l’efficacité marketing, on repassera.
Opération Toenails (ongles de doigts de pied) : forces alliées, Seconde Guerre mondiale, 1943. Sans commentaires.
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Soldat américain à l’entraînement pendant l’opération Aigle d’acier, au Colorado, en 2022
« Fureur épique », « Lion rugissant », « Liberté immuable », « Tempête du désert ». Mais d’où viennent donc les noms de code – parfois très imagés – d’opérations militaires ? Et à qui s’adressent-ils ?
Publié à 7 h 00

Jean-Christophe LaurenceLa Presse
« N’est-ce pas un super nom ? Ils m’ont donné une liste de noms en me disant : “Monsieur, vous pouvez choisir.” Ça m’endormait, je n’en aimais aucun. Puis j’ai vu Epic Fury. J’ai dit : “J’aime ce nom !” Epic Furrrryyyy ! »
Dans un autre de ses mémorables discours, le président états-unien, Donald Trump, expliquait récemment comment il avait choisi le nom de code de l’opération militaire en Iran, Epic Fury.
Ses propos désinvoltes contrastent grandement avec la gravité de ce qui se passe sur le terrain, où plus de 3000 personnes – dont des centaines d’enfants – ont déjà perdu la vie. Mais ils nous ont donné envie d’en savoir plus sur ces « appellations » parfois très imagées qui servent à désigner des opérations militaires. À quoi servent-elles et à qui s’adressent-elles ?
PHOTO JULIA DEMAREE NIKHINSON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Le président des États-Unis, Donald Trump, lors du retour de la dépouille du soldat américain Declan Coady, tué pendant l’opération Epic Fury, le 7 mars
Réponse courte : pure propagande. On baptise des opérations militaires pour mieux les identifier et, du même coup, faciliter la campagne de relations publiques qui suivra auprès de la population. Car vendre une guerre n’est pas aussi facile que vendre du savon, à plus forte raison lorsque la vie des « boys » est en jeu.
Comme l’explique David Grondin, professeur au département de communication de l’Université de Montréal, l’avantage du nom de code est qu’il permet de parler de la guerre sans la nommer, occultant ainsi son caractère sanglant. « Surtout que ce nom risque d’être répété souvent dans les médias. Ça passe beaucoup mieux que si on répète guerre, guerre, guerre », précise-t-il.
Autrement dit, cette forme de communication permet de « vendre » des opérations militaires à l’opinion publique, afin de créer un effet de ralliement. « C’est une façon de fabriquer le consentement », résume David Grondin.
Professeur à la faculté d’information et d’études médiatiques de l’Université Western Ontario, Tim Blackmore abonde dans ce sens. Et ajoute que ce besoin de consentement n’a jamais été aussi crucial que pour l’actuelle guerre en Iran, qui n’a pas été votée par le Congrès et ne fait pas l’unanimité dans la société états-unienne. « Trump a besoin du soutien populaire, surtout avec la hausse des prix à la pompe, lance ce spécialiste de la propagande. Il lui faut donc mobiliser son propre peuple en cherchant à le convaincre que cette guerre est une entreprise héroïque. »
De plus en plus dramatique
Tout cela n’est pas nouveau. On peut remonter à la fin de la Première Guerre mondiale pour voir apparaître les premiers noms de code d’opérations militaires, sans lien direct avec le lieu où se déroulent les combats. Au lieu de la bataille de Waterloo ou des plaines d’Abraham, on adopte des appellations plus symboliques comme la « bataille de l’Empereur », dernière grande offensive allemande en 1918.Selon Mourad Djebabla, historien militaire affilié au Collège de leadership des militaires du rang, ce changement de tactique répond en partie à une nouvelle réalité de la guerre : les opérations militaires se déroulent désormais sur des territoires plus vastes. « La bataille de l’Empereur, c’est tout le nord de la France, alors qu’auparavant, les batailles, c’étaient vraiment autour d’un village. On trouve un nom plus symbolique parce qu’on ne peut pas désigner un endroit précis. »
Cette époque correspond aussi à l’essor de la publicité et, avec elle, de la propagande à grande échelle. C’est l’apparition des affiches de recrutement, des nouvelles du front dans les cinémas et des noms de code pour influencer les masses. « Pour le politique, il y a derrière cela un message à faire passer dans sa propre population », ajoute M. Djebabla.
Avec la Seconde Guerre mondiale, les noms de code deviennent la norme. Jubilee pour Dieppe, Barbarossa pour l’invasion de la Russie par les Allemands, et bien sûr Overlord pour le débarquement de Normandie.
Ces noms nimbés de mystère, destinés à flouter les paramètres de l’opération, seront mis de côté pendant la guerre de Corée et la guerre du Viêtnam, où l’armée américaine opte pour des noms beaucoup plus agressifs. Bonjour, Thunderbolt, Roundup, Killer, Ripper (Coup de foudre, Rafle, Tueur, Éventreur). Cette stratégie vise à encourager les « boys » démotivés, mais elle passe mal auprès du grand public, influencé par les mouvements pacifistes.
C’est après ces ratés sur le plan des relations publiques que le Pentagone introduit le système informatisé NICKA, encore utilisé aujourd’hui, pour suggérer à l’état-major des noms de code qui seront ensuite approuvés par le secrétaire à la Défense, voire le président lui-même.
Présidence-spectacle
Dans les années 1990 et 2000, l’oncle Sam revient à des appellations plus bénignes. C’est l’heure de « Tempête du désert » et de « Liberté immuable » pour la guerre du Golfe et la guerre d’Irak. Mais la tendance ne dure pas. Avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les noms de code redeviennent plus dramatiques. De « Liberté immuable », on passe à « Fureur épique ». Trois crans au-dessus.Selon David Grondin, ce retour aux noms plus belliqueux est à l’image de l’administration américaine actuelle, elle-même excessive sur plus d’un plan : « La présidence Trump est en soi une présidence-spectacle, suggère l’expert. Sa force est dans la communication médiatique. Alors quand on entend Epic Fury, on se dit que ça colle bien avec cette administration. Ça aurait été impensable d’avoir ce nom-là sous George Bush ! »
L’ironie de la chose, ajoute Tim Blackmore, est que les militaires eux-mêmes ne se sentent pas forcément interpellés par ces noms de code musclés, qui semblent tout droit sortis d’un film hollywoodien.
Les soldats sont au cœur du système et voient bien à quel point tout ça est ridicule. Si vous avez des soldats sur le terrain et que vous leur dites qu’ils participent à l’opération Epic Fury, alors qu’ils vont peut-être mourir, pour eux cela n’a pas d’importance. (Tim Blackmore, professeur à la faculté d’information et d’études médiatiques de l’Université Western Ontario)
À noter que les alliés historiques des États-Unis ont toujours été plus neutres, évitant les noms de code pouvant heurter l’opinion. Tandis que la France opte généralement pour des noms d’animaux (Serval, Daguet) ou de phénomènes naturels (Chammal, Barkhane), le Royaume-Uni se veut plus descriptif (Shader, Banner, Rescript, Pitting).
Quant au Canada, il choisit des mots plutôt gentils et de préférence bilingues (Horizon, Renaissance, Crocodile), dont la première lettre correspond généralement au pays concerné par l’opération.
Mais la palme de la bienveillance revient probablement aux Ukrainiens et à leur récente attaque contre la flotte russe en mer Noire. Nom de l’opération : Sea Baby (Bébé de la mer). Dans le genre inoffensif, difficile de faire mieux.
Viande hachée, Cuiller bleue, et Dracula
Quelques histoires de noms de code, en vrac
Lion rugissant
C’est le nom à connotation religieuse de la campagne de guerre actuelle d’Israël contre l’Iran. Selon le Times of Israël, le premier ministre Benyamin Nétanyahou aurait choisi ce nom après que les Forces de défense israéliennes (FDI) eurent retenu un autre nom interne : « Opération Bouclier de Juda ». Le nom « Roaring Lion » (Lion rugissant) serait lié à l’Ancien Testament et à la tribu de Juda. Il succède au nom de code « Rising Lion » (Lion qui se lève) choisi l’été dernier par Israël pour la guerre des Douze Jours.Cause juste
Dans son livre In My American Journey, l’ancien général Colin Powell revient brièvement sur le choix de certains noms d’opérations militaires. Voici ce qu’il dit de l’opération Just Cause (Cause juste) qui a eu lieu au Panamá de décembre 1989 à janvier 1990. « Au cours d’une de mes nombreuses conversations téléphoniques avec Max Thurman, j’ai fait remarquer que “Blue Spoon” (cuiller bleue) pouvait convenir comme nom de code pour dissimuler une opération, mais que ce n’était guère un cri de ralliement enthousiasmant quand viendrait le moment de rendre l’opération publique. On ne met pas la vie des gens en danger pour des “Blue Spoons”. Nous avons échangé plusieurs idées et avons finalement retenu la suggestion de Max : “Just Cause”. Outre sa sonorité inspirante, j’appréciais autre chose de ce nom. Même nos détracteurs les plus virulents seraient obligés de prononcer “Just Cause” tout en nous dénonçant. »Des noms ridicules
Dans une note de service datant de 1943, Winston Churchill a donné des conseils sur le choix des noms de codes militaires : « Ne laissez pas transparaître la nature de l’opération ni ne la dénigrez d’aucune manière, et ne donnez pas à une veuve ou à une mère l’occasion de dire que son fils a été tué lors d’une opération baptisée “Bunnyhug” ou “Ballyhoo”. » Malheureusement, son avis n’a pas toujours été suivi. Au fil des ans, de nombreuses opérations militaires se sont aussi distinguées par leurs noms plus ou moins adéquats. Sélection.Opération Dracula : forces alliées, Seconde Guerre mondiale, 1943. Ça s’annonçait vraiment sanglant.
Opération Mincemeat (viande hachée) : Royaume-Uni, Seconde Guerre mondiale, 1943. D’où l’expression « chair à canon » ?
Opération Viking Snatch (Prise du Viking) : États-Unis, guerre en Irak, 2007. Une prise de lutte ?
Opération Beaver Cage (Cage de castor) : États-Unis, guerre du Viêtnam, 1966. Pourquoi est-ce que les Canadiens n’y ont pas pensé avant ?
Opération Grizzly Forced Entry (Entrée du Grizzly forcée) : Irak, 2004. Un nom impossible à retenir. Pour ce qui est de l’efficacité marketing, on repassera.
Opération Toenails (ongles de doigts de pied) : forces alliées, Seconde Guerre mondiale, 1943. Sans commentaires.
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https://www.lapresse.ca/internation...donald-trump-souffle-le-chaud-et-le-froid.php
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